"Les autres pays ils votent aussi ? Ah ouais ? ah bon..."

Ce titre, c'est du vécu.

C'était hier, jour de vote pour les élections européennes 2009 en France. Un ami (il se reconnaitra s'il passe par ici), pourtant relativement politisé (dans le bon sens du terme), et à l'esprit critique plus affuté que beaucoup, interrompt notre discussion, l'air perdu, et me demande : "..mais, les autres pays... ils votent aussi pour ces élections ?"

Le voila qui résume sans le savoir (quoique...), à lui seul, toutes ces élections.

Au passage, ça donne une mesure béante (bien mieux que tous les sondages) du flou dans lequel sont plongés l'immense majorité des électeurs en France, en particulier des abstentionnistes.

On pourra jeter la faute sur les médias. Pourquoi pas. Les instituts de sondages également ( à moins que ce ne soient leur commanditaires), ce matin encore, ne parlaient que des résultats du "PS", de "l'UMP", éclipsant tout le reste. Un peu comme si aux élections de la chambre de députés en France, les bretons n'avaient les résultats que de Quimper à Brest...

Mais si médias et sondeurs en sont là, c'est surtout parce qu'ils font avec ce qu'ils ont. Et ce qu'ils ont, ce sont les partis politiques qui le leur fournissent. C'est bien là qu'est le problème.

Il n'y aura pas de vrais élections européennes, ni d'émergence d'une gouvernance pleinement démocratique, sans véritables partis politiques européens pour proposer des choix aux citoyens à l'échelle de l'UE. Après 50 ans de construction européenne, c'est à eux, les représentants des citoyens, et non aux plus aux chefs d'états, de s'emparer de l'Europe.

La tache est extrêmement complexe avec 27 états et une multitudes de forces politiques. Les freins, toujours les mêmes, sont nombreux.

Pour que 2014 ne soit pas un redite de ces piteuses élections, et un autre moment historique perdu, 5 ans ne seront pas de trop. La vrai construction européenne - si elle se fait - se fera sans traité.

Peut être que, devant la tache, l'objectif le plus pragmatique et le plus concret vers lesquels peuvent tendre les partis est de faire surgir chacun un leader à l'échelle européenne, qui en sera le porte parole naturel, et le candidat à la présidence de la commission lors des prochaines élections. Un but simple qui apportera un gain de lisibilité immense pour les citoyens.

Mon ami, quand je le reverrai en 2014 au moment des élections, aura clairement vu que le candidat du "parti socialiste" est un Danois, et que celle des "verts" une italienne.

Pas de doute, ce seront bien des élections européennes.

Les premières peut être ?

il reste 5 ans. Le travail des politiques, à travers toute l'Europe, commence aujourd'hui.

Devilliers contre les Cochooooons dans l'espaaaaace

Un matin, en triant la pile de "foire à un euro" et autres "vous avez gagné, ouvrez vite", qui s'accumulaient dans ma boite aux lettres, je tombe sur un tract libertas - MPF, sauvé de justesse - court répit seulement - de la poubelle.

Masochisme probablement, je suis toujours friand de la prose de ce genre, et si vous êtes comme moi, vous n'allez pas être déçu.

Voila ce qu'on peut en effet lire dans un petit encadré "l'Europe envoie une urne de 15 millions d'euros dans l'espace, pour promouvoir la campagne électorale" .Et de conclure "ce sont les martiens qui seront contents".

Comme je suis un gars curieux, et que ça semble très gros (même pour du Devilliers), je vais quand même me renseigner. Première étape, google. Pas grand chose sur le sujet, si ce n'est un eurodéputé suédois, copain de Devilliers, qui a posé une question officielle (indigné) à la commission à ce sujet.

Première hilarité : la commission répond à l'eurodéputé que cette proposition existe bel et bien...mais qu'elle n'est pas de son ressort puisque c'est une initiative du parlement européen ! . Pas étonnant que ces deux la n'aient pas été au courant, puisqu'ils ne vont au parlement que pour toucher leur chèque. Et paf c'est zéro pointé quand on ramasse les copies...

Une Urne de 150 kilos ?

Mais l'histoire ne s'arrête pas la. On pourrait en conclure que Devilliers a tout de même raison dans sa croisade contre les "technocrates gaspilleurs d'argent". Sauf que 15 millions d'euros, ça fait quand même beaucoup pour envoyer une urne, même dans l'espace.

Retour sur google donc pour consulter le prix de la mise en orbite de 1 kilo: entre 10 000 et 20 000 dollars, dixit wikipedia.

Même si elle pèse 10 kilos notre urne (bon, en supposant que les technocrates en question aient insisté pour qu'elle soit en acier polonais et en chêne massif de la forêt noire), on est très loin des "15 millions d'euro" et même du million tout court...

Et puis flash...la lumière se fait.

Monsieur le compte comte à tout simplement un peu "arrangé" la réalité.

Ces 15 millions existent bel et bien. Mais ce sont ceux consacrés au programme spatial de l'Agence Spatiale Européenne, probablement pour le long séjour de Frank De Winne dans la station Colombus...Frank de Winne dont le parlement a profité de la mise en orbite prévue début juin pour confier un message ( et une urne). OasISS_A_V2_L.jpg Et hop, dans la bouche de notre pourfendeur de turcs, le programme spatial de l'ESA ( qui au passage n'a rien à voir avec l'UE, car c'est une structure intergouvernementale) comprenant le séjour d'un astronaute européen sur Colombus devient une machination de l'UE a plusieurs millions pour envoyer une seule urne dans l'espace...

C'est vrai que, peut être, vu du (fond du) puy du fou, il est difficile de faire la différence entre une urne de plexiglas et un casque d'astronaute. Sorcellerie !

Quoiqu'il en soit, cette manipulation fait d'une pierre deux coups, puisqu'en vilipendant , comme à son habitude, le "gaspillage" et les "technocrates", Monsieur le conte détourne aussi le regard des électeurs de la réussite de l'europe dans le domaine spatial ( avec tres peu de moyens) et de la puissance montante de l'UE : justement, Frank De winne, acheminé par un vaisseau russe exploité conjointement depuis Kourou, prend en ce moment même au nom de l'UE le commandement de la station spatiale internationale...

Note : par une étrange coïncidence, mon camarade bloggeur jamais content vient a l'instant ou j'écris de publier un billet sur Frank De winne....

Références

Esa, la video de l'arrimage

image: logo de la mission de commandement européenne (crédit ESA)

Interview du Parti Pirate international France

En Suède, suite aux tracasseries faites aux internautes, le pirate partiet caracole a plus de 8 % d'intention de vote...en France, pas de candidats cette année. C'est bien dommage, car ils auraient à coup sur eut au moins un député, qui aurait été bien utile vu ce qui nous arrive dessus. En attendant 2014 et un Parti Pirate européen, voici une interview "exclusive" du parti pirate international, section France, qui a bien voulu répondre à mes questions.

Lire la suite ...

J'suis comme l'europe, j'suis un vrai bordel (le spot que vous ne verrez jamais)

Dans la catégorie le spot des européennes que vous ne verrez jamais...et c'est bien dommage.

D'ailleurs, si vous n'avez pas vu le film, devenu culte entre temps aux quatre coins de l'Europe (et ailleurs), jetez vous dessus.

Déjà, trouver ou se loger, c'est un peu comme rentrer dans l'UE : examen d'entrée sérieux et moults débats.

Après, il y a toujours un trou du cul malotru pour s'incruster dans le club. Bon l'Europe, ça s'apprend. Pour sa décharge, je vous avoue que ça ma rappelle quelque chose...

et, mais...vous l'avez reconnu ? c'est le capitaine vieille-europe, le super-vilain qui fouette du bec !

Il y a pas à dire, ça a quand même plus de gueule que le spot officiel très franco-camembert, plan plan malgré la musique new-wave retro-nostalgique de fond et la gentille fille de la fin qui annone.

Elle serait pourtant moins guindée dans l'Europe l'auberge espagnole

Mais bon, c'est sur, si on parle d'Europe en montrant ça à papi et mami après le JT de TF1...ça fait désordre...

Pas d'invasion de plombiers bulgares, pas d'ultra turbo capitalistes, mais (encore) pire: des jeunes qui dégueulent et se tripotent !

"ah elle est belle ton Europe", comme dirait ma mémé...

L'amendement 138 expliqué aux "souverainistes"

Avant, l'amendement 138 c'était ça :

138-1.jpg

il a été supprimé par les Etats, puis à nouveau rajouté et revoté par le parlement européen. Aujourd'hui c'est donc ça

138-2.jpg

En France, la loi hadopi vient d'être votée. Mais l'amendement européen 138/46 , qui figure dans le "paquet telecom", ne peut plus être supprimé par les États lors du conseil européen les représentant. Ils voteront toute la loi....ou rien.

Demain, à moins d'un caprice du président français, ( toujours possible) qui préférait faire échec à tout un paquet législatif plutôt que de décevoir ses amis de la FNAC, l'amendement 138 pourra être opposable à la loi française, comme une violation des droits fondamentaux.

Bref, demain, ça sera donc ça ? 138-3.jpg

Conclusions: un bras de fer diplocratie / démocratie

Quand on parle de "l'Europe", on parle de deux choses très différentes;

L'une, c'est le Conseil, représentants directement les Etats et leurs "intérêts". C'est l'Europe intergouvernementale, ou " des nations" ou "des peuples". Celle de la vieille diplocratie.

L'autre Europe, c'est le parlement européen, représentant directement les citoyens et l'intérêt européen commun. C'est l'Europe "communautaire" ou "supranationale", car au dessus des Etat-nations. C'est l'Europe démocratique car elle ne dépend que de nos votes.

C'est cette l'Europa là, la vraie, qu'on est bien content d'avoir dans des moments comme maintenant.

Et c'est pour cela que les élections européennes sont si importantes...pour plus de démocratie et moins de diplocratie européenne.

Libertas-MPF : Captain (vieille) Europe, le super héros qui pue des pieds

WoW ou plutôt MDR. La communication de De Villiers prend un coup de djeune avec son "captain europa", illustrant le blog de ce vengeur "mystérieux".

Même si l'apparition de ce super héros façon comic ne trompe personne ( on t'a reconnu Monsieur le Comte, même avec un jogging moulant...) on était pas habitué à tant d'audace de la part de notre turco-pédé-phobe national.

la-nation-c-bien.jpg

Peut être est-ce en raison de la nouvelle alliance avec M. Ganley, le milliardaire britannique dont presque tout le buisness est installé aux USA. Et pas n'importe lequel, puisqu'il travaille pour l'US Army. Quand on pense que l'un des thèmes phares du non irlandais, qu'il défendait lui même, fut la "neutralité"...ça laisse songeur.

En tout cas, l'homme est malin. Il connait les ficelles de la com.

Alors oui, Captain Europa représente certes une " autre" Europe. Celle du non irlandais à l'avortement ( pas de problème pour M. Le conte qui va être content), puisque c'était là aussi un des arguments forts de la campagne référendaire Irlandaise sur le traité de Lisbonne. Cette Europe la nous remmène déjà en 1976.

Mais il y a mieux

Captaine Europa de ses propres dire, défend "les peuples d'Europe". Fichtre, mais qu'est il lui même alors ? Captain Europa est Français alors? Irlandais ? ou alors un technocrate apatride ? horreur.

Même contradiction avec la "démocratie" dont ce Captain Europa bedonnant se fait le défenseur.

S'il est "pour une démocratie européenne", contre la "commission non élue" c'est qu'il est, logiquement, pour donner plus de pouvoir à l'organe démocratique de l'UE, le parlement. Oui mais alors, horreur (bis), le Captain Europa défendrait une Europe "supranationale" ?!

Non, rassurez vous. Absolument pas. En réalité, par démocratie, il entend le contraire, soit donner plus de pouvoir à des organes non élus ( comme le conseil, représentant les gouvernements).

En bref, à revenir à l'Europe des nation, c'est à dire à 1945. Voire avant.

Captaine Europa, c'est donc surtout le Captaine Non-europe ou, si vous préférez, le Captain vieille Europe: celle ou c'est chacun pour soi, et advienne que pourra.

On sait ce qu'il est en advenu des nations européennes livrées à leurs seuls égoïsmes "intérêts nationaux". Un champs de ruines. Des millions de morts. Notre décadence commune face à l'avènement des géants, URSS et USA.

Comme dirait Brice de nice : cette non-europe la, déjà fait, elle est KC

Non, décidément, ce pseudo super-héros là est bien un super vilain.

Heureusement pour nous, un VRAI super-héros veille sur les européens: Le Capitaine Union.

Et lui, quand on lui demande de quel pays il vient, il répond simplement " je suis fier d'être européen".

Union_by_Gaston25.jpg

Ca va barder pour ton cul Captain noneurope !

Références :

- la nation c'est bien, création sur www.europatriotism.eu - Le capitaine union est une création de Gaston sur deviantart. Merci à lui

Eurovision, and the winner is : Eurovision

Non il n'y a pas d'erreur. C'etait en 1980 et la chanson du groupe Telex, représentant la Belgique à l'eurovision s'appelait...Eurovision.

Sauf qu'ils ont fini dernier ou presque cette année là. Non pas que Telex ait manqué du traditionnel mauvais gout de rigueur, mais ses références circulaires,ce miroir tendu a l'eurovision, ou le vide le dispute à l'enthousiasme naïf en la modernité pouvait difficilement plaire au jury. Et pourtant, tout est dit.

Marc Moulin, le leader, n'en etait pas a sa première déconnade pirouette post-moderne. Avant ça, il s'était attaqué (entre autres) au sabotage du rock-a-papa avec " twist à saint tropez" :

Bref, Eurovision , c'était juste après leur premier tube intergalactique fut "moscow disco". Tout y est : phrasé blasé en français, rythmes hypnotiques et guillerets, humour au second degré. de l'anti rock et certainement, quelque chose d'autre, un blues du vieux continent, triste sous la gaité, qui parle au pieds, aux hanches aussi bien qu'à l'intellect, et regarde d'avantage vers la siberie que le middle west.

Les 80's commencent. Dans la foulée d'un " midnight express" de Giorgio Moroder et plus encore, du trans-europe express de Kraftwerk la dance électronique robotique et post moderne, de Berlin à Milan, de Bruxelles à Dusseldorf ouvre une nouvelle ère, celle de la (re)naissance d'une authentique culture pop paneuropéeene.

Le temps passe et les groupes de cette époque ont donné naissance a des émules tout au long des années 90, ou explosera la culture "rave" et la musique électronique, désormais banalisée. Marc Moulin nous a quitté, après s'être pendant des années mesuré à la faucheuse elle-même. Elle n'a eut que son enveloppe, car son humour et ses rythmes robotroniques sont immortels.

Adieu Marc: 5.4.3..2....1.. Rendez-vous dans l'espace.

References :

le site de telex http://www.telex-music.com/

je ne peux m'empecher de servir l'Europe comme un bon europénoyen !

Les élections européennes vues d'Espagne, dans le programme " vaya semanita " (quelle semaine!)

El pelana, mi "gambero" post-movida, mi looser en voie de clochardisation, se fait virer de son logeur ...quand on vient le chercher pour tenir les urnes durant les élections européennes ( il est fait mention de "constitution européenne..." )

Au début, Pelena n'est pas très enthousiaste à "passer douze heures derrière cette table" comme lui dit l'agent et n'entend pas en rester la "et qui le dit, la constellation Europeique ?" ( on retrouve la constitution écorchée, qui n'a rien a faire avec les élections )

Mais en voyant la charmante assistance, il change du tout au tout " je ne peux m'empêcher de servir l'Europe comme un bon europénoyen !"

Sacré Pelana...n'empêche. Que l'erasmus qui n'a jamais eut la même occasion (faiblesse) de se sentir archi europénoyen lui jette la pierre !

Tout anglais : "i wanna fuck you in the ass...i wann" (allez, tous en coeur !)

Moins d'un mois avant les élections Européennes...et je ne sais pas vous, mais en ce qui me concerne, je n'ai pas entendu un seul mot sur la question des langues en Europe. Et là, ce ne sont pas les "technocrates" les responsables, mais nos politiciens qui pensent peut être que cette question n'est pas rentable électoralement.

En attendant, le tout anglais gagne du terrain. Pour un projet d'union " dans la diversité", ça la fout quand même mal. Sans parler de l'exclusion des centaines de millions d'européens qui maitrisent mal (ou pas) l'anglais.

Non pas qu'il y ait aucun complot. Juste de l'inaction,qui conduit au plus petit dénominateur commun. Car la question est si complexe qu'il faudrait plus d'imagination, d'audace (et aussi, des moyens financiers).

Allez, en vrac :

- Multiplier les moyens d'erasmus pour qu'étudier en Europe ne soit plus réservé à une élite ( 1 % des étudiants !). Et quand je parle de multiplier, c'est minimum par 3

- Développer des échanges du même types, à tous les ages et dans tous les milieux professionnels, avec un cadre légal, des bourses d'échanges de postes et de logements pour un temps déterminé, avec le soutien financier de l'UE

- Briser le tabou des langues de travail, en établissant clairement des langues "majoritaires" (allemand, français, anglais, italien + polonais et espagnol) , voir celui d'une langue auxiliaire artificielle (espéranto, latin simplifié)

- privilégier systématiquement par loi les programmes de télé en VOST.

- instaurer des congés payés linguistiques comme au Luxembourg

- institutionnaliser le principe selon lequel tous les fonctionnaires européens doivent impérativement maitriser au moins deux ( voire les trois) langues de travail et en comprendre deux autres. Et faire de la maitrise des langues un élément de notation encore plus proéminent, en privilégiant aussi les langues "non majoritaires"

- etc, etc...

En attendant, poursuivons notre exploration de la communication tout-anglais aujourd'hui avec ces quelques pubs de Berlitz...

Jour de l'europe : Peace, Love & Unity

LE 8 mai, on fête en France la fin de la veille Europe, qui se termine sur un monceau de ruines. Et le 9 , on fête dans toute l'Europe le début d'une autre manière d'être ensemble, avec la création de la communauté.

Enfin, dans toute l'Europe...ça reste encore bien discret. Peut être nous faudrait il une troisième guerre ?

Espérons que non. Ma modeste contribution fut d'essayer de transmettre tout ça aux plus jeunes, à partir d'une maquette réalisé l'année dernière :

Peace-love-unity_03.gif

...qui a donné naissance à un bien joli sticker !

sticker.jpg

Merci au Mouvement Européen Avignon et à Greca "crayon magique" Soto...en espérant aller bien plus loin, car l'UE est ce qui nous est arrivé de plus révolutionnaire et de plus prometteur en 2000 ans.

De quoi faire rêver, pour peu qu'on la fasse sortir des bureaux d'études...

Dans le même état d'esprit, rappelons que sur www.europatriotism.eu vous pouvez envoyer vos propositions et voter pour celles des autres, en leur permettant peut être de voir le jour sous la forme de stickers, posters, ou de T-shirt...ce graphisme y figure parmi bien d'autres...

L'Europe doit-elle continuer à subventionner 100 fois plus les patates que la recherche spatiale ?

J'ai posé la question au journal l'express, dans le cadre de sa campagne "sauvons les élections de l'ennui", qui a eut l'insigne l'honneur d'être sélectionnée avec quelques autres parmi la foultitude de propositions des visiteurs, preuve au passage que l'Europe est loin de susciter l'indifférence...

Cette proposition doit maintenant franchir la "ceinture d'astéroïde" du vote populaire. Cliquouillez donc si vous pensez que cette question est pertinente !

http://www.lexpress.fr/actualite/politique/elections-europeennes-2009/vote/default.asp#

(Au fait tant que vous y êtes, vous pouvez voter pour "Pourquoi ne pas élire un président de l’Europe?", merci pour lui )

patate-ou-espace.jpg

Pour ceux qui se demanderaient de quoi je parle, c'est assez simple : Le budget de l'UE est consacré à plus de 40 % à la Politique Agricole Commune (PAC)

Je le répète façon obelix et compagnie : presque la moitié des sous-sous de l'europe partent dans la poche des peknos agriculteurs.

Or, bientôt, juste après ces élections aura lieu le grand marchandage du Budget de l'UE, déjà bien rikiki avec ses 1 % du PIB européen. il est déjà prévu que la PAC doit être repensée....alors pourquoi ne pas répartir un peu plus justement les dépenses ?

le premier service public européen

Rappelons également que l'UE n'a pas encore de programme ni de politique spatiale proprement dit.



L'agence spatiale européenne, l'ESA, est un regroupement d'États, dont certains ne font pas partie de l'UE (dont la suisse, et même le Canada qui y est associé). La règle est celle du "retour sur investissement", c'est à dire je met un euro, je récupère un euro (Contrairement au budget de l'UE ou on contribue en fonction de ses moyens, et on récolte en fonction de ses besoins, principe de solidarité élémentaire identique à celui des budgets nationaux)

Néanmoins, l'UE est conduite à se rapprocher de l'ESA, pour des raisons évidentes. Le projet de GPS Européen Gallileo, longtemps paralysé par le marchandage inter-etatique a enfin pu voir le jour en 2008 avec la participation directe du budget de l'UE.

Gallileo, géré en commun, accessible à tous et crée par des fonds publics européens, devient ainsi de facto le premier service public européen

Déjà, avec ses 2 milliards d'euro (soit 10 fois moins que le budget de la NASA et 23 fois moins que le budget de la Politique Agricole Commune !), l'ESA parvient a faire des miracles. Cette année, son premier vaisseau spatial, l'ATV Jules Vernes est devenu de loin le plus fiable et le plus perfectionné au monde, capable de transporter une charge en orbite et de s'arrimer à la station spatiale internationale complètement automatiquement.

Les russes ne s'y sont pas trompés et ont proposé de l'utiliser dans le cadre d'une mission lunaire euro-russe. La question de transformer l'ATV en vaisseau spatiale accueillant des astronautes européens n'a pas été tranchée par le conseil de l'UE (les représentants des Etats)...

Innover ou crever ?

Enfin, il est utile de le rappeler, l'investissement dans la recherche, et particulièrement dans l'espace génère non seulement des emplois à court terme, mais aussi à très long terme. En période de "crise" économique, cette relance en vaut très largement une autre.

Face à la concurrence des pays spécialisés dans des produits à faible coûts de main d'œuvre, les européens n'ont d'autre choix que faire la différence par leur avance technologique....

Et si une chose est certaine, c'est que que dans le domaine spatial, aucun État européen ne pourra rien réaliser d'ambitieux seul. Autant en tirer la conclusions qui s'impose.

La question se pose donc réellement : s'il est utile et nécessaire de financer les patates, peut être devrait on aussi lever un peu plus les yeux vers l'horizon et fonder une "Politique Spatiale commune européenne" intégrant enfin l'ESA à l'UE ?

Références

Voir aussi cet article traitant du sujet en détail

L'affiche est une création originale détournant la campagne officielle du Parlement Européen. Vous pouvez l'utiliser librement à condition de citer ce blog avec un lien.


Le poster ci dessous est un remake d'un graphisme publié sur www.europatriotism.eu dans le cadre d'une exposition de visuels pour la fete de l'Europe, le 9 mai prochain...meme remarque sur les droits.


united.jpg

Margaret Thatcher : l'euro ? ça marchera jamais !

La citation exacte est : The European single currency is bound to fail, economically, politically and indeed socially, though the timing, occasion and full consequences are all necessarily still unclear.

Autrement : "ça marchera jamais. Je ne saurais pas vous dire pourquoi (ni quand), mais c'est sur, ça marchera jamais".

C'était il y a une dizaine d'années. On se contentera aujourd'hui de jeter un œil à ceci :

livre.png

il s'agit bien sur du cours de l'euro en livre sterling, jusqu'à aujourd'hui.

Amusant ?

Pas vraiment.

Pas pour les britanniques, qui se sont appauvris mécaniquement en perdant le tiers de leur "pouvoir d'achat" face au reste de l'Europe.



Pas vraiment si on songe à la situation de ce pays.

Encore moins, quand on se rend compte que malgré l'évidence, les "ultra-libéraux" (les Tories, ou "conservatives" en vo) continuent de penser que l'euro est le mal incarné.

Pourquoi ? Parceque bien sur.

L'ex Dame-de-fer est un peu comme une personne qui, refusant de croire en dieu (ce n'est certes pas son cas...) dirait "il n'existe pas", puis se sentirait obligée d'ajouter "et en plus, il est mauvais, ce dieu".

L'euro n'est pas davantage divin que la Livre Sterling. Mais son relatif succès est devenu une évidence criante par rapport au Pound solitaire, qui prend de plus en plus des allures d'idole sacrée.

Un doute m'assaille : ou est passé le célèbre pragmatisme britannique ?

Je n'ose imaginer que ce refus aveugle et sourd, même lorsque la barque sterling prend l'eau, s'apparente à ce qu'il semble être: du dogmatisme idéologique. Voire pire encore.

Shocking isn't it ?

Internet libre: l'amendement européen 138 est sauvé...et rebaptisé

Suite du bras de fer opposant le parlement européen et les États, dont le gouvernement français, au sujet de l'internet libre en france, et en Europe, avec cette fois, la balle dans le camps du parlement européen.


La mauvaise nouvelle

Pour les retardataires, s'il en est, rappelons que la loi Hadopi est un projet de loi du gouvernement français visant entre autre à "éradiquer" le téléchargement "illégal", notamment à travers la mesure dite du " trois rappels et on vous coupe l'internet".

Comme on l'imagine, le hic c'est que justement, l'internet ne permet plus les vieilles cuisines de contrôle "national" comme au temps du minitel. Le gouvernement français a donc du sortir la grosse artillerie : pour que la loi soit réellement efficace, elle suppose rien de moins qu'imposer le filtrage de tout le contenu transféré sur le réseau.

Ce qui déjà, laisse rêveur quand on imagine la masse de données, et surtout la violation systématique de la vie privée que cela suppose, de l'Email au téléphone...de la télévision au forum de discussion.

Mais ce n'est pas tout puisque cette mesure, qui concerne plusieurs dizaines de millions de français, suppose aussi de contourner les procédures de droit afin de pouvoir vous incriminer rapidement grâce à une autorité administrative " d'exception".

sarko-anti-eu.jpg

Malgré l'absence de résistances au niveau national (le sénat français ayant deja ratifiée HADOPI), la loi française s'est heurtée à plusieurs reprises aux parlementaires européens, notamment à l'amendement 138 du paquet telecom qui, en rappelant l'obligation de respecter les procédures judiciaires, rendait de facto la loi Hadopi inapplicable.

Le Président Sarkozy avait alors fait pression sur la Commission Européenne afin qu'elle retire cet amendement ( votée rappelons le, à plus de de 70 % !). Puis, devant la fin de non recevoir, le président Français avait alors contre-attaqué au conseil des ministres européen, qui représente les gouvernements, ou il avait alors obtenu satisfaction des autres chefs d'États, décidant d'annuler d'un trait de plume l'amendement génant...


La bonne nouvelle

Face à ce déni, Le "comité de conciliation" du parlement européen, qui, dans un premier temps, avait étonnamment accepté d'effacer ce pour quoi les eurodeputés eux même s'étaient battus, s'est vu bien vite désavoué pour faire place à un nouveau comité.

Et celui-ci vient de rétablir l'amendement 138( Bono/Cohen-bendit/Roithová ) qui change de nom et devient l'amendement 46.

Deux autres dispositions, qui avaient été supprimées par les chefs d'États, ont également été restaurées dans le rapport du parlement : l'amendement 136, ( renommé article 32 a) qui rappelle le principe de proportionnalité, ainsi que la suppression de la notion de "discrimination des réseaux" introduite par les lobbies de AT&T

D'autres points restent encore en suspens au cœur du texte, notamment l'article 33, qui pourraient servir de base à l'introduction d'une riposte graduée.

La réactivité du parlement européen dans cette affaire offre dans tous les cas, jusqu'ici, un saisissant contraste avec ce qui se passe au cœur des États. On observe sans équivoque que, contrairement à l'idée reçue, c'est en leur sein que les lobbies agissent avec le plus de facilité, non au niveau européen.

En France, rappelons que c'est ainsi l'ancien PDG de la FNAC qui a été officiellement l'un de ceux chargé de préparer le projet de loi HADOPI...Rappelons egalement que, en outre, pour mieux faire passer le texte au Sénat, le Gouvernement français avait donné au texte un statut "d'urgence", ce qui, conformément aux institutions de ce pays, permit de limiter les débats au minimum. On ne peut pas dire que ce soit là un modèle de démocratie.

La loi est maintenant soumise au vote du parlement français...qui est observé de très près par les principaux intéressés, le site internet de l'assemblée ayant pulvérisé son record d'audience .

L'histoire se répète dans les autres États européens, en Suède, avec le procès intenté récemment au site pPiratebay, mais aussi et surtout au Royaume-uni, ou un nouveau projet de loi vise a transformer l'internet en chaine de TV-cable cadenassée.


Quand les États ont la nostalgie du Minitel et autres Bildschirmtext ....

"ah le bon vieux temps du minitel" semble être la litanie sourde des gouvernements nationaux. Il est vrai que c'était un autre monde et que l'internet y était impossible. Non pas en raison de la technologie de l'époque, mais à cause de l'organisation économique et politique qui prévalait.

Souvenez vous : une seule entreprise aux commandes ( France Telecom, ex PTT), un monopole d'état contrôlant tout, du terminal à la communication. La première conséquence était le prix de la connexion : un seul opérateur, pas de concurrence et donc, des prix prohibitifs.

Ceux qui ont connu le minitel se souviendront de la hantise de la durée lors de chaque 3615...

C'est la privatisation des réseaux qui, en permettant la concurrence, a stimulé l'évolution des services et la baisse des prix. En clair : 30 minutes de minitels coutaient autant en 1989 que votre abonnement ADSL mensuel d'aujourd'hui !

La disparition du monopole à démocratisé l'accès au réseau et stimulé son évolution. Mais l'internet est aussi le fruit d'une autre liberté que cette privatisation a contribué à renforcer : celle de se connecter directement son ordinateur à un autre, hors du cadre étatique ou national. Au besoin, en créant et en hébergeant son propre serveur chez soi, sur lequel héberger son propre "site web".

Et c'est la que réside la différence essentielle de l'internet avec le Minitel, le Prestel britannique ou le Bildschirmtext allemand : à un système centralisé, dépendant de l'État, hiérarchique, proposant des services gouvernementaux ou commerciaux à un public-récepteur passif nous sommes passés à un réseau sans centre, sans dépendance, libre et incontrôlable, ou chaque récepteur peut aussi être émetteur.

On comprend un peu mieux pourquoi les États et les lobbies industriels regrettent tant le minitel.

Un président de l'UE élu au suffrage universel ? mais vous êtes en pleine Science-fiction mon cher....

Ceux qui fréquentent ce blog connaissent son engagement en faveur de l'élection du president de la commission via les citoyens, idée énoncée par Jacques Delors et soigneusement jetée aux oubliettes par les technocrates nationaux ( heé oui, on les oublie ceux la...). Pour les autres, ils suffira de se reporter aux articles de cette catégorie.

Dans tous les cas, aucun parti politique européen ne s'étant décidé à présenter un candidat, la chose est mal barrée, même si l'idée fait son chemin.

Ce qui n'empêche pas, bien au contraire, d'enfoncer le clou, ce que je me permet de faire sur la flambant neuve E-tribune consacrée aux élections européennes , entre les partisans anti-corrida ( voila un sujet "européens" des plus "ciblés"...), et ceux dénonçant les "délocalisations" ( mais ou vont ils chercher tout ça, comme dirait ma grand mère).


http://www.consultations-europeennes-des-citoyens.eu/fr/proposal/2526

Si vous êtes d'accord, il vous suffit de cliquer.

Une précédente intervention de ce genre avait été tentée au mois de juin lors d'une consultation nationale sur l'Europe, et en dépit des nombreux votants-cliquants, fut superbement ignorée par les "décideurs".

"Un président de l'UE élu par le peuple, mais vous êtes en pleine Science-fiction mon cher ?!".

Peut être. En tout cas, lorsque Jean Monnet préparait son projet d'Union Européenne pour Aristide Briand, à la fin des années 20, je doute (par le sort que connu le "plan"), qu'il ait été accueilli avec un grand sérieux.

Un petit pas pour le PES, un grand pas pour l'europe (et un autre en arrière)


C'est arrivé mais on en a rien su

Suite de l'interminable feuilleton de la lutte acharnée du president Français pour imposer la loi Hadopi en France, et du combat qui s'en est suivi en Europe avec un nouveau retournement ( on ne saurait trop vous conseiller de lires les articles précédents )



Aux dernières nouvelles, le president français, après avoir été contrarié par l'amendement 138 du parlement européen, avait réussi à le balayer d'un trait de plume en compagnie des autres chefs d'États.

La nouvelle version du "paquet telecom" devait repasser au vote devant le parlement européen, selon la procédure d'entubation de conciliation en vigueur.

C'était un socialiste, Bono, qui avait réussit a bloquer la loi Hadopi grâce à l'amendement 138.

Et c'était un Autre Socialiste européen, Medina, qui s'était chargé de l'enterrer au sein de la commission préparant la conciliation....

Double confusion pour les citoyens européens, qui vont bientôt se rendre aux urnes: celle de voir avec quelle facilité le parlement européen se laissait balayer par des représentants non élus pour cela et non responsables...et celle de voir l'incohérence qui règne au sein du groupe des socialistes européens.

Et voila que les socialistes se sont réveillés : ils ont désavoué le rapport Medina et remis de l'ordre dans leurs rangs. Selon la Quadrature.net, le rapport est ainsi reporté sine die.

Dommage que personne n'en ai rien su (comme d'habitude) car de ce combat dépend la liberté de l'internet pour les prochaines années....

le combat est d'ailleurs loin d'être terminé, car il faudra bien que la procédure de conciliation reprenne. Voila une affaire en cours qui devrait épicer les débats citoyens, au lieu d'être cachée sous le tapis...en attendant la fin des élections.

Les socialistes europeens auraient tout intérêt à le mettre en avant....


...et un pas en arrière

En s'exprimant comme un véritable parti politique, le PES a démontré qu'il pouvait avoir une existence réelle , et partant, une influence centrale sur la conduite des affaire de l'UE.

Malheureusement, ce grand pas pour l'Europe a été suivi par un autre pas, en arrière cette fois, dans l'affaire "barroso", rapportée par le blog "les coulisses de Bruxelles".

Le parlement demanda en effet au Président de la Commission de s'expliquer concernant des allégations sur sa participation présumée dans l'affaire des transferts secrets de détenus vers Guantanamo pour le compte des services secrets Américains...

Et voila qu'une partie des socialistes européens, portugais en l'occurrence, se mettent à soutenir le president Barroso, qui appartient au parti adverse dans leur Etat comme au sein de l'UE...la cacophonie prenant de l'ampleur dans les rangs du Parti Socialiste Européen avec des multiples soutiens, pas toujours très "lisibles", venant de socialistes d'autres Etats...

Solidarité nationale déplacée ? Plus certainement, encore une fois, le triomphe de la politesse consensuelle ( au mieux) ou , au pire, la poursuite de stratégies claniques liées aux affaires intérieures...

Des signes encourageants donc, mais les citoyens attendant toujours un parti socialiste européen capable d'une stratégie europeenne cohérente, au delà du consensus du manifesto...et de porter l'espoir d'une alternance à la tête de l'UE.

Première affiche de la campagne europeenne: la chasse est ouverte !

Une affiche des verts, dont le slogan n'est pas un exemple d'originalité, mais assez sympathique dans son genre. Pas encore une affiche de campagne, mais c'est tout comme.

Alter-europa, les verts

Profitons en pour rappeler l'objectif : collecter le plus d'affiches de la campagne à travers toute l'Europe.

Vous pouvez envoyez vos photos a Maitresinh@gmail.com ou directement sur le groupe flickr consacré a cela.

Les spécimens les plus intéressants seront chroniquées dans une rubrique spéciale.

Ouvrez l'œil, chargez vos batteries... et bonne chasse !

Hetalia : l'histoire européenne, trop mignon, trop rigolo !

Voila qui pourrait provoquer un regain d'intérêt pour l'histoire chez les collégiens et autres lycéen(nes)...Hetalia est une nouvelle série animée japonaise tirée ( comme dans la plupart des cas), d'un manga à succès. Son sujet : l'histoire, avec comme centre de gravité la seconde guerre mondiale. D'où le complément du titre : Hetalia, Axis power.

Ce "hetalia", on l'aura deviné, est un jeu de mot en japonais entre Italie ( prononcé à la japonaise), et le terme désignant quelque chose d'inutile, d'incapable...

Le décor est planté. Hetalia est évidemment une comédie dans le style exubérant des dessins animés animés japonais. Mais l'intérêt réside surtout dans le procédé : chaque personnage représente un pays particulier.

Avec Hetalia, les japonais ont re-injecté le concept d'allégorie nationale, issu d'un autre âge, avec ses Marianne, Britannia et autres Oncle sam, dans la culture populaire la plus actuelle.

Et il faut avouer que cette version japonaise de l'eurotrash réussi à amuser ou a étonner. En tout cas, elle a deja crée une polémique chez les asiatiques eux-meme





Le paradoxe de ce dessin animé animé est que son approche de l'histoire est de facto eurocentré (on y parle le plus souvent de l'histoire européenne et les personnages européens prédominent)....tandis que sa forme est plutôt nippo-centrée.

Ainsi, vu d'Europe, ces personnages androgynes ( nous sommes dans le registre du bishonen) peuvent sembler déplacés, surtout lorsque l'Allemagne y apparait à la fois en uniforme militaire et comme l'un des personnages les plus sympathiques et les plus responsables...

il s'agit bien d'une vision de l'europe nippo-centrée, et les stéréotypes peuvent paraitre en décalage, tant avec la realité qu'avec les stéréotypes que nous produisons nous même.

Les relations entre la France et l'Allemagne n'ont ainsi pas été réactualisées dans Hetalia...qui accuse deux générations de retard ( alors que les stéréotypes actuels outre-atlantiques intègrent parfaitement cette dimension). il n'est pas non plus question de l'UE à ma connaissance, alors qu'il existe un personnage " empire romain".

Ce serait pourtant un personnage des plus intéressants, un brin schizophrénique, tiraillé entre les autres...

En attendant, Hetalia, toute comédie de l'autre bout du monde qu'elle est, parvient à expliquer simplement des aspects de l'histoire européenne, comme la condition de l'Italie post-empire romain, divisée et proie facile pour le royaume de France, le Saint empire Romain germanique ou l'Autriche-hongrie, comme le montre l'épisode ci dessous:





L'Italie est sans contexte le leitmotiv comique de la série, comme dans cet exemple plus contemporain ou la chute vaut bien un "whassssup" américain...





Au passage on notera une fois encore les vertus pédagogiques de la méthode allégorique, la relation de l'empire romain aux pays actuels devenant une filiation généalogique : Italie, France, Allemagne ( empire chrétien en VO), Angleterre...sont des enfants de "pépé Rome". Et en grandissant, ils sont devenus des "voyous" occupés a se faire la guerre perpétuellement.

C'est là aussi un des aspect inattendus de la vision asiatico-centrique...car si les asiatiques ( en particulier les chinois et les japonais) ont traversé les mêmes alternance d'union et de désunion que les européens, ils en ont gardé quant a eux le souvenir des désordres et tiré la conclusion qui s'imposait: les royaumes seuls livrés à eux même tendent à provoquer la guerre et le désordre. La notion d'empereur ( ou de Shogun), s'impose au dessus des factions pour garantir la paix et l'harmonie.

Nos histoire ne sont finalement pas si différentes, mais le point de vue lui, l'est grandement. Et ce regard étranger est peut être finalement à la fois intéressant et profitable.

Et puis, reconnaissons le, l'Italie, aujourd'hui comme hier, n'est pas très loin de cela...quand a la France ses travers sont encore pire que ceux qui sont présentés, et elle s'en tire finalement plutôt bien...

Un petit dernier pour la route et pour la galerie, cette illustration des causes de la seconde guerre mondiale, et en particulier du slogan français "l'Allemagne paiera"...





Bref, des procédés hardis, à méditer pour nos réalisateurs de dessins animés et nos pédagogues...bien que l'éthique cul serré politiquement correcte des parents 00's et la timidité de nos chaines de télé dans le domaine laisse peu de chance de voir un jour une telle série made in Europe, si ce n'est pour copier la forme superficielle des "anime" en espérant suivre, de très loin, le mouvement de mode.

Pour autant, Hetalia nous rappelle, dans un tout autre esprit, la série "il était une fois l'homme", véritable airbus de l'animation et qui marqua le début du boom (et de l'age d'or) de l'animation europeenne télévisuelle dans la première moitié des années 80.

Mais ceci est une autre histoire...



Ceci est un ultimatum aux socialistes Européens

Chers socialistes européens,

Français, Allemands, Espagnols, Danois, Italiens et autres (etc, etc...)

Je vous écris pour vous dire que je suis las. Las, très las, des tergiversations du Parti Socialiste Européen au sujet de la présentation d’un candidat pour les élections, au poste de Président de la Commission Européenne.

Or, il se trouve que je suis aussi un pro-européen enragé pre-maastrichtien, erasmus, TCEiens et lisbonnien actif.

Si on décernait des médailles en chocolat belge pour cela, j’en aurai très certainement mérité une, dorée ( et je l’aurais caché pour qu’on ne me la mange pas). En d’autres termes, et sans détours, vous pouvez être sur que si je venais un jour à perdre la flamme de l’Europe, cela signifierait qu’il ne resterait guère plus que moi pour l’entretenir sur tout le continent.

A vrai dire, dans l’environnement ou je vis, loin de Paris et des consultants aux salaires mirobolants, je suis déjà bien seul. Bientôt, si ça continue, on me montrera du doigt en maugréant « c’est lui, l’européen »…et les enfant me jetteront des pierres, pendant que les femmes me cracheront dessus.

Je plaisante, ou plutôt je galéje… pour attirer votre attention, d’en bas, sur un danger réel très sérieux, et qui désormais ne peut plus souffrir aucune attente.

Vous le savez, l’Europe à 27 rend désormais toute évolution institutionnelle pratiquement impossible via la voie des traités intergouvernementaux. Feu le TCE, maintes fois castré , est aujourd’hui encore retenu en otage en Tchéquie et suspendu une nouvelle fois à la vindicte populaire en Irlande. Même si, au terme d’une longue péripétie, il abouti, ce sera le dernier traité du genre…et il est déjà dépassé par les évènements, car il ne permet pas (je ne vous apprend rien) de donner à l’Europe la capacité décisionnelle dont elle a besoin.

Au delà, d’une manière plus générale, l’Union Européenne se trouve à un tournant critique : le temps de la construction par les états est dépassé. Le peuple, qui se rend compte du haut degrés d’intégration de l’UE, n’admet plus de ne pas pouvoir influer directement sur les politiques.

Ce mécontentement - légitime - est exploité par des leaders populistes à courte vue, qui s’appuient sur cette paralysie pour blâmer l’UE de tous les maux, dans l’intention avouée de la dissoudre.

Dans ce contexte, attisé par les difficultés économiques, le danger est réel. Mais il reste aussi une chance à saisir.

Les élections européennes peuvent être l’occasion d’apporter un démenti flagrant à cette paralysie, et plus important encore, l’occasion d’un sursaut pour le destin de l’Europe et de ses habitants.

Mais il ne suffit plus de suivre le train-train « national » habituel des élections européennes. Les (futurs) parlementaires européens doivent profiter des ces échéances pour mener de vraies élections transnationales et arracher le place qui revient de droit au parlement européen au sein de l’UE.

Pour cela, la présentation d’un candidat à la présidence de la commission européenne est la seule chance à saisir, d’une part parce que elle ne dépend pas de la volonté des états, mais de la seule décision des membres du PES et d’autre part parce qu’elle permet d’en finir avec les commissaires nommés et de porter la démocratie au cœur du système : le conseil sera forcé de s’incliner devant la volonté exprimée par le suffrage universel.



Enfin, sachez que si je m’adresse à vous, ce n’est pas par esprit partisan, mais parce que le parti socialiste européen est la seule force à pouvoir, à travers ces élections, renverser à la fois le commissaire « nommé » du PPE, imposer ainsi définitivement la démocratie dans le choix de la plus haute charge de l’UE, et incarner la volonté populaire d’un changement de contenu politique.

Les citoyens européens n’attendent qu’une alternative démocratique radicale et visible, que jusqu’ici, aucun parti n’a été capable de lui apporter. Vous pouvez être sur que, si vous êtes ceux qui la leur donnera, vous serez massivement suivis, de Porto à Varsovie, de Copenhague à Naples.

Notre espoir réside donc dans votre capacité à faire passer l’Histoire et le destin d’un demi-milliard d’européens avant vos ambitions personnelles et vos calculs nationaux

Si vous en êtes capables, je me joindrai aux autres européens pour défendre votre candidature avec la dernière énergie.

Dans le cas contraire, l’Europe n’aura peut être pas de seconde chance. Et vous pourrez être sur que je me joindrai également aux autres européens pour me détourner définitivement du parti socialiste, national et européen, que la postérité, elle, se chargera de conspuer.

Bien à vous

Un Européen parmi tant d’autres.

Les animaux malades de l’Europe, de Karl Lafuente


Les moutons, gras et gros

chacun dans leurs enclos

Avait connu naguère

La disette et la guerre



Ce temps d’un autre âge

Etait bien fini

Les maux avaient été bannis

Par de communs pâturages



Mais soudain, à nouveau

Un mal chez eux sévissait

Les près jaunissaient

Et l’herbe faisait défaut



Nul ne savait comment

Retrouver la santé,

L’abondance en froment

Et la peur sévissait…



Un jour de printemps

L’un de leurs présidents

Convoqua les brebis

A donner leur avis



Et soudain, les ruminants

Dans le doute perdu

Oublièrent comment

Ils devinrent dodus



Alors ils découvrirent,

ce qui pourtant depuis,

plus de deux générations

Etait vu comme raison





La concurrence non faussée ?

Quel crime insensé !

Ouvrir mon pâturage

C’est inimaginable !



Gravé dans le marbre !

Quel crime pendable

Mon enclos, seul est convenable

A nous seul est notre chambre



Voila l’ultraliberalisme !

Dirent des franciliens

Certains, même, y virent la main

Du lointain turquissime



Et dans l’enclos voisin

Situé sur un Ishtme

On criait au socialisme

Comme mal utérin.



A partir de ce jour

Rien ne fut comme avant

La raison n’eut plus court

Et on se tourna vers antan





Nos fourchettes ont trois bras.

Les leurs deux, c’est un fait!

Comment dans ce cas ?

Pourraient ont s’accorder ?





Et alors, les herbivores

Tous à leur hystérie,

en oubliaient le dehors

Souvent sans merci



Dans la noire forêt

Point de cet instrument

De crocs on usait

Bien plus contondants



Le loup surgit du bois

Trouvant les brebis divisées

Se réjoui de leur état

Et n’en fit qu’une bouchée



Moralité

A trop ne voir que son nombril

On fini sur le grill.

Zapatero: il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis...

rasmussen-president-1.jpg

On ne va pas le répéter ( le lecteur curieux se reportera aux autres articles de cette catégorie), afin d'en finir avec l'Europe "diplocratique", il devient urgent que le peuple, lors de ces élections, choisisse le president de l'UE ( = de la commission européenne), ce qui permettra de transformer celle ci en véritable gouvernement, responsable devant les électeurs.

Autant dire, une révolution. Encore faut il qu'il y ait des candidats...

Si aucun parti n'est pour l'heure clairement sorti de sa léthargie, le Parti Socialiste européen est bien près de la faire.

Mais voila, hormis les travaillistes britanniques qui comme d'habitude, la jouent perso, c'est Zapatero, socialiste et dirigeant du gouvernement espagnol...qui a le plus retardé cette possibilité en donnant son "accord" à Sarkozy pour la reconduite de Barroso, actuel president de la commission européenne.

Il s'agit maintenant pour Zapatero de choisir entre les petits jeux de la diplomatie européenne, ou sa fidélité à ses convictions, à son Parti, et à la démocratie européenne

il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis, comme on dit de par chez nous. il s'agit maintenant de l'aider a se décider.

Le KIT de support envers la candidature de Poul Rasmussen au PES

Le president du PES, le Danois Poul N. Rasmussen n'a peut être pas le teint halé et l'allure décontracté d'un Obama, ni le tailleur rangé de Royal, mais il n'en reste pas moins une personnalité d'immense valeur pour permettre aux européens de traverser cette période troublée.

Comme chacun sait, les scandinaves, avec leur modèle social, obtiennent des résultats que le reste des europeens leur envie en matière de taux de chômage, de protection sociale, d'égalité entre les salariés, et de niveau de vie.

Et Poul Rasmussen a été l'artisan du renouvellement de ce modèle tout au long des années 90 et 2000.

C'est donc la figure de "vik le viking", personnage que tous les trentenaires europeens connaissent, qui s'est imposée comme symbole: Vik est intelligent, généreux et persévérant, toujours plein de ressources. il porte bien l'image de ce petit pays aux grandes idées, et de Poul Rasmussen en particulier.

Le pack version 0.1 est construit autour de cette idée.

il y a bien sur l'incontournable T-shirt :

Celui ci est proposé sur www.europatriotism.eu , site de création communautaire consacré a cela.

Vous pouvez y votez pour votre Teeshirt favori, et si il atteint un certain nombre ( minimum) de notations "5", l'impression et la mise en vente peut être lancée à un cout minimum...

Le reste du kit se compose d'affiches A4, A3 et d'une bannière 150cm sur 50 cm, le tout prêt à imprimer et librement téléchargeable .

A vous de jouer...

en portugais

en anglais

Dutch

En Catalan

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