France =zero / Europe = 1

L'amendement 138 expliqué aux "souverainistes"

Avant, l'amendement 138 c'était ça :

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il a été supprimé par les Etats, puis à nouveau rajouté et revoté par le parlement européen. Aujourd'hui c'est donc ça

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En France, la loi hadopi vient d'être votée. Mais l'amendement européen 138/46 , qui figure dans le "paquet telecom", ne peut plus être supprimé par les États lors du conseil européen les représentant. Ils voteront toute la loi....ou rien.

Demain, à moins d'un caprice du président français, ( toujours possible) qui préférait faire échec à tout un paquet législatif plutôt que de décevoir ses amis de la FNAC, l'amendement 138 pourra être opposable à la loi française, comme une violation des droits fondamentaux.

Bref, demain, ça sera donc ça ? 138-3.jpg

Conclusions: un bras de fer diplocratie / démocratie

Quand on parle de "l'Europe", on parle de deux choses très différentes;

L'une, c'est le Conseil, représentants directement les Etats et leurs "intérêts". C'est l'Europe intergouvernementale, ou " des nations" ou "des peuples". Celle de la vieille diplocratie.

L'autre Europe, c'est le parlement européen, représentant directement les citoyens et l'intérêt européen commun. C'est l'Europe "communautaire" ou "supranationale", car au dessus des Etat-nations. C'est l'Europe démocratique car elle ne dépend que de nos votes.

C'est cette l'Europa là, la vraie, qu'on est bien content d'avoir dans des moments comme maintenant.

Et c'est pour cela que les élections européennes sont si importantes...pour plus de démocratie et moins de diplocratie européenne.

Internet libre: l'amendement européen 138 est sauvé...et rebaptisé

Suite du bras de fer opposant le parlement européen et les États, dont le gouvernement français, au sujet de l'internet libre en france, et en Europe, avec cette fois, la balle dans le camps du parlement européen.


La mauvaise nouvelle

Pour les retardataires, s'il en est, rappelons que la loi Hadopi est un projet de loi du gouvernement français visant entre autre à "éradiquer" le téléchargement "illégal", notamment à travers la mesure dite du " trois rappels et on vous coupe l'internet".

Comme on l'imagine, le hic c'est que justement, l'internet ne permet plus les vieilles cuisines de contrôle "national" comme au temps du minitel. Le gouvernement français a donc du sortir la grosse artillerie : pour que la loi soit réellement efficace, elle suppose rien de moins qu'imposer le filtrage de tout le contenu transféré sur le réseau.

Ce qui déjà, laisse rêveur quand on imagine la masse de données, et surtout la violation systématique de la vie privée que cela suppose, de l'Email au téléphone...de la télévision au forum de discussion.

Mais ce n'est pas tout puisque cette mesure, qui concerne plusieurs dizaines de millions de français, suppose aussi de contourner les procédures de droit afin de pouvoir vous incriminer rapidement grâce à une autorité administrative " d'exception".

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Malgré l'absence de résistances au niveau national (le sénat français ayant deja ratifiée HADOPI), la loi française s'est heurtée à plusieurs reprises aux parlementaires européens, notamment à l'amendement 138 du paquet telecom qui, en rappelant l'obligation de respecter les procédures judiciaires, rendait de facto la loi Hadopi inapplicable.

Le Président Sarkozy avait alors fait pression sur la Commission Européenne afin qu'elle retire cet amendement ( votée rappelons le, à plus de de 70 % !). Puis, devant la fin de non recevoir, le président Français avait alors contre-attaqué au conseil des ministres européen, qui représente les gouvernements, ou il avait alors obtenu satisfaction des autres chefs d'États, décidant d'annuler d'un trait de plume l'amendement génant...


La bonne nouvelle

Face à ce déni, Le "comité de conciliation" du parlement européen, qui, dans un premier temps, avait étonnamment accepté d'effacer ce pour quoi les eurodeputés eux même s'étaient battus, s'est vu bien vite désavoué pour faire place à un nouveau comité.

Et celui-ci vient de rétablir l'amendement 138( Bono/Cohen-bendit/Roithová ) qui change de nom et devient l'amendement 46.

Deux autres dispositions, qui avaient été supprimées par les chefs d'États, ont également été restaurées dans le rapport du parlement : l'amendement 136, ( renommé article 32 a) qui rappelle le principe de proportionnalité, ainsi que la suppression de la notion de "discrimination des réseaux" introduite par les lobbies de AT&T

D'autres points restent encore en suspens au cœur du texte, notamment l'article 33, qui pourraient servir de base à l'introduction d'une riposte graduée.

La réactivité du parlement européen dans cette affaire offre dans tous les cas, jusqu'ici, un saisissant contraste avec ce qui se passe au cœur des États. On observe sans équivoque que, contrairement à l'idée reçue, c'est en leur sein que les lobbies agissent avec le plus de facilité, non au niveau européen.

En France, rappelons que c'est ainsi l'ancien PDG de la FNAC qui a été officiellement l'un de ceux chargé de préparer le projet de loi HADOPI...Rappelons egalement que, en outre, pour mieux faire passer le texte au Sénat, le Gouvernement français avait donné au texte un statut "d'urgence", ce qui, conformément aux institutions de ce pays, permit de limiter les débats au minimum. On ne peut pas dire que ce soit là un modèle de démocratie.

La loi est maintenant soumise au vote du parlement français...qui est observé de très près par les principaux intéressés, le site internet de l'assemblée ayant pulvérisé son record d'audience .

L'histoire se répète dans les autres États européens, en Suède, avec le procès intenté récemment au site pPiratebay, mais aussi et surtout au Royaume-uni, ou un nouveau projet de loi vise a transformer l'internet en chaine de TV-cable cadenassée.


Quand les États ont la nostalgie du Minitel et autres Bildschirmtext ....

"ah le bon vieux temps du minitel" semble être la litanie sourde des gouvernements nationaux. Il est vrai que c'était un autre monde et que l'internet y était impossible. Non pas en raison de la technologie de l'époque, mais à cause de l'organisation économique et politique qui prévalait.

Souvenez vous : une seule entreprise aux commandes ( France Telecom, ex PTT), un monopole d'état contrôlant tout, du terminal à la communication. La première conséquence était le prix de la connexion : un seul opérateur, pas de concurrence et donc, des prix prohibitifs.

Ceux qui ont connu le minitel se souviendront de la hantise de la durée lors de chaque 3615...

C'est la privatisation des réseaux qui, en permettant la concurrence, a stimulé l'évolution des services et la baisse des prix. En clair : 30 minutes de minitels coutaient autant en 1989 que votre abonnement ADSL mensuel d'aujourd'hui !

La disparition du monopole à démocratisé l'accès au réseau et stimulé son évolution. Mais l'internet est aussi le fruit d'une autre liberté que cette privatisation a contribué à renforcer : celle de se connecter directement son ordinateur à un autre, hors du cadre étatique ou national. Au besoin, en créant et en hébergeant son propre serveur chez soi, sur lequel héberger son propre "site web".

Et c'est la que réside la différence essentielle de l'internet avec le Minitel, le Prestel britannique ou le Bildschirmtext allemand : à un système centralisé, dépendant de l'État, hiérarchique, proposant des services gouvernementaux ou commerciaux à un public-récepteur passif nous sommes passés à un réseau sans centre, sans dépendance, libre et incontrôlable, ou chaque récepteur peut aussi être émetteur.

On comprend un peu mieux pourquoi les États et les lobbies industriels regrettent tant le minitel.

internet libre : procédure "d'entubation" au parlement européen ?

C'est une longue histoire celle de la gueguerre du Président Sarkozy contre l'internet libre, au nom de la défense des profits de ses amis industriels du droit d'auteur, à travers la loi Hadopi, dite du " on vous coupe l'internet au bout de 3 avertissements " ( dédé ça va couper vous expliquera ça mieux que moi)


Et l'Europe direz vous, qu'est ce qu'elle a voir la dedans ? Comme toutes les questions importantes, qui dépassent la dimension nationale, l'UE est rapidement au cœur du problème. Jusqu'ici, toujours pour défendre les libertés fondamentales.

Le lecteur " sérieux" pourra se référer aux articles précédents de cette catégorie pour plus de détails sur cette longue histoire.

Pour les autres, allons au plus récent et au plus important: L'UE préparait une législation globale appelée "paquet telecom"...législation au sein de laquelle le député Bono du parti socialiste Européen a promu l'amendement 138 ( assisté notamment par Cohen Bendit).

Et c'est là que le parlement européen met en échec la loi française répressive, puisque l'amendement 138 rappelle la nécessité de respecter les procédures de droit, autrement dit fait tomber à l'eau la suspension automatique de connexion internet pour les "récidivistes".

Vous n'en avez rien su ? C'est normal, les médias ne s'interessent au parlement européen que lorsqu'il est dans le rôle du "méchant"...et encore. C'est la quadrature du net qui est la seule en avoir parlé à ma connaissance.

Mais l'histoire ne s'arrête pas la. Furibond, l'hyper-president français demande dans un premier temps à la commission europeenne de "supprimer" l'amendement...et essuie un refus au motif que cet amendement a été voté démocratiquement à une écrasante majorité...

Qu'a cela ne tienne, le président français revient à la charge et entreprend rien de moins que d'imposer sa loi, une loi française, à l'Europe toute entière...

Pour ce faire, il s'adresse directement aux autres chefs d'états lors du conseil européen, selon le bon vieux système de la diplocratie : à huis clos ( comme il est coutume au conseil), "on" décide sans personne.

Et c'est un feu d'artifice de cadeaux pour les majors.

Bien sur l'amendement 138 est supprimé. Mais cela va plus loin. En totale contradiction avec ce qui avait deja établi au niveau communautaire, la loi Hadopi s'impose à toute l'Europe.

Enfin presque : le texte doit maintenant re-passer devant le parlement européen, selon la procédure d'entubation de conciliation en vigueur.

Un socialiste européen peut en cacher un autre

il y a y ici deux graves problemes.

Bien sur il est légitime et nécessaire de vouloir légiférer sur le droit d'auteur. Mais , un peu à l'instar des lois sur la sécurité aux USA, on est en droit de se demander si la fin justifie les moyens.

Et les moyens ici sont disproportionnés. Pour défendre les bénéfices des majors, cette loi viole les libertés individuelles les plus élémentaires, la vie privée des citoyens ( avec l'instauration d'un contrôle systématique des contenus échanges sur internet) et le respect de l'état de droit.

Voila pour le fond: Cette loi Hadopi, imposé par la France à l'Europe, n'est pas tolérable.

Mais il y a aussi un autre problème, de forme, tout aussi voire plus grave.

D'un coté, les chefs d'État ne respectent pas la démocratie européenne, et en reviennent chaque fois à leurs vieux démons de la diplocratie.

En rejetant l'amendement 138, voté à une écrasante majorité, ils disent clairement, quelques mois avant les élections européennes, à quoi s'en tenir sur leurs intentions du "plus de démocratie"

Pire encore : Le parlementaire européen, Manuel MEDINA ORTEGA , en charge de la procédure d'entubation de conciliation a deja avalisé toute la liste de vœux du conseil européen....et ce parlementaire est egalement membre du Parti Socialiste Européen, tout comme Bono, l'auteur de l'amendement 138.

Bref, ce que fait un socialiste au parlement européen, un autre socialiste le défait ! ( de quoi se poser de sérieuses questions sur l'existence réelle d'un parti socialiste européen...)

Face à cela, la portée du vote prochain du parlement européen sur cet "arrangement" dépasse donc largement le contenu de cette loi inique.

Ce sera avant tout, à quelques mois des élections, un test sur la capacité des parlementaires européens à faire respecter leur institution face à l'arbitraire du conseil.

Mais plus encore, ce vote sera un test sur la volonté des parlementaire de défendre la voix du peuple dont ils tirent le mandat, face au cynisme du conseil, et affirmer ainsi à quelques mois des élections que les électeurs ont de bonnes raisons raisons de voter....ou pas

Références :

http://www.laquadrature.net/fr/Le-parlement-europeen-frappe-par-un-ridicule-dogmatisme-du-copyright

Pour agir : La quadrature offre tout le nécessaire, du texte a copier-coller a l'argumentaire, jusqu'aux coordonnées téléphonique et email de votre député européen. A Vous de l'interpeler :

Les libertés en europe bientot au niveau de la chine ou des émirats ?

Suite de l'interminable feuilleton : la France contre l'internet libre, au secours l'Europe. Se référer aux articles précédant sur ce blog

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internet libre : Sarko = zéro / UE = 5

Le feuilleton du combat du gouvernement français contre l'internet libre touche à sa fin ( voir les épisodes précédant sur ce blog).

Aux dernières nouvelles, le bouillant ( et néanmoins petit) président français avait pris les dossiers en main pour demander directement à la commission européenne de retirer l'amendement 138 au "paquet telecom", voté à une large majorité par le parlement européen, et rappelant la nécessité de respecter les procédures de (l'état de) droit.

Ce petit amendement en apparence anodin rend en effet la loi française Hadopi, et plus particulièrement la procédure de suspension de votre abonnement internet en cas de "téléchargement illégal", impraticable dans la realité.

il était donc naturellement la cible du gouvernement français.

Mais la Commission européenne a adressé une fin de non recevoir à celui-ci, en rappelant que les commissaires européens sont par définition ( c'est le moindre de leurs mérites) indépendants des états dont il ne représentent pas les intérêts, mais celui de l'UE, et que, d'autre part, l'amendement avait été voté démocratiquement et à une très large majorité par les représentants du peuple européen.

En d'autre termes : turlut.

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Désolé pour la vulgarité, mais ça fait du bien quelquefois, et surtout, c'est tellement vrai.

En espérant que ce soit là le happy end, bien que, comme les méchants des mauvaises séries, les super-lobbies de l'industrie du disque ne renoncent jamais.

Vous téléchargez des MP3 ? Remerciez le parlement Européen...

Suite de l'interminable feuilleton "la france contre l'internet libre, au secours l'Europe"

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La bataille pour l'internet libre devient Européenne

Décidément on ne compte plus les rebondissements dans la guerre que livrent certains états , notamment la france, contre l'internet libre. Il vous suffira de vous référer aux articles de ce blog.

Pour résumer, les états s'étaient jusqu'ici cassé les dents sur le parlement européen, qui a pris les parti de défendre les libertés, au grand dam du président Français et des lobbies.

Dépité, les opposants de l'internet libre ont compris qu'ils devaient porter la bataille à un niveau européen: lors du vote prochain sur le "paquet telecom", une série d'amendements ont été déposés par une poignée de députés européens issus de divers états, mais appartenant presque tous au PPE ( le parti de "droite" européen, majoritaire au parlement). Amendements visant discrètement à établir un contrôle sur les logiciels, qui devront désormais porter des mouchards.

C'est donc maintenant probablement l'issue de la guerre qui va se jouer au parlement européen...dans l'indifférence la plus totale des médias nationaux.

Lors de la dernière bataille au Parlement européen pour les brevets logiciels, la même totale indifférence avait prévalue. Le combat, mené avec clairvoyance par Michel Rocard, avait heureusement connue une issue positive. La liberté des licences logicielles libres est maintenant garantie par l'Union Europeenne, contre les velléités des états.

Cette fois, il n'y aura probablement pas de vrai leader politique européen capable de comprendre que les vraies batailles se livrent désormais non pas dans leurs parlements locaux, mais dans celui de l'Union Européenne.

Par contre, il y a fort à parier qu'au lendemain d'une mise en coupe possible de l'internet, les média nationaux se réveillent pour faire écho aux décisions "imposées par Bruxelles".

Deux leçon seraient pourtant à tirer, quelquesoit l'issue :

L'une ,c'est que toute bataille sérieuse doit être portée au niveau européen pour avoir une chance d'aboutir ...

L'autre, c'est qu'il est urgent de s'y intéresser et de participer à la politique Europeenne.

Rappelons que le parlement européen, élu au suffrage universel direct, est dominé par le PPE depuis les dernières élections de 2004.

Vous avez voté en 2004 aux élections européennes, n'est ce pas ? Et en 2009 ?

Liens :

http://www.laquadrature.net/fr/des-eurodeputes-veulent-torpiller-linternet-libre-le-7-juillet

La france des technocrates et des lobbies... contre l'Europe (suite)

Décidément, la croisade française anti p2p n'en finit plus de se casser les dents sur l'Union Europeenne...

Après l'épisode des licences libres, et le désaveu du parlement européen de la loi Hadopi, les députés de la Commission des libertés civiles européennes enfoncent le clou.

Par un amendement voté à une large majorité, les députés rejetent ainsi tout filtrage "à des fins de détection, de poursuite, de prévention des violations des droits de propriété intellectuelle" sur les réseaux des Fournisseurs d'accès internet...mesure que prévoyait le gouvernement français pour éradiquer l'échange des fichiers sur internet.

Le projet français de loi "Création et Internet" se vois donc légalement invalidé et vidé de son contenu répressif par le droit européen.

Nulle doute que les lobbies continueront de faire pression auprès du Président Sarkozy et des autres gouvernements nationaux, et que le combat n'est pas fini.

Mais cette affaire illustre définitivement le fait que les lobbies sont au moins tout aussi actifs, voire davantage au sein des bureaucraties nationales, et que les dirigeants de l'union Europeenne, de part leur position, s'en trouvent éloignés.

L'exemple n'est pas anecdotique. Dans le champs des libertés civiles, la cours de justice des Communautés européennes ou le parlement européen sont de plus en plus souvent le dernier recours des citoyens dont les droits élémentaires sont violés par l'arbitraire de leur gouvernement.

Un exemple récent, du 22 janvier 2008 pour être exact, qui ne concerne ni la Roumanie ni la Bulgarie, mais la France ( avec un F majuscule), condamnée par la cours Européenne des droits de l'Homme à payer des dommages et intérêts à une femme à qui le gouvernement refusait le droit d'adoption.

Le motif ? Cette personne, après enquête, c'est avérée homosexuelle.

Et bien désormais, la France ne peut plus appliquer de discrimination sur votre couleur de peau, vos orientations sexuelles ou votre passion pour le scrapbooking.

Fini la petit cuisine bureaucratique nationale portée par le "ici, on a toujours fait comme ça". il va falloir compter avec l'Europe. Heureusement pour nous.

références :

http://zincdeleurope.cafebabel.com/fr/post/2008/01/23/Euro-pride

La france contre l'internet libre : au secours l'Europe !

Résumé des épisodes précédents

Le parlement européen avait déjà fait barrage à la volonté des états, représentés au conseil européen, de rendre illégaux les des logiciels libres. Tres récemment, le gouvernement Français, qui persiste sous la pression des multinationales dans le flicage de l'internet, s'est vu a nouveau infligé un cinglant camouflet par le parlement européen, qui a déclaré ce projet de loi ( comportant notamment la coupure de l'accès internet pour les "pirates") contraire aux libertés fondamentales définies dans la Charte Europeenne.

Pour ceux qui on manqué l'épisode, c'est ici.

Cela n'empêche pas la france des technocrates et des lobbies de poursuivre, au mépris de la démocratie et des représentants du peuple européen: à la "riposte graduée" ( la coupure de l'internet si vous téléchargez), s'ajoute maintenant le filtrage de contenu systématique. En bref, la censure.

http://fr.news.yahoo.com/pcinpact/20080618/ttc-le-filtrage-des-contenus-s-invite-da-c2f7783.html

Cerise sur la gâteau, il est intéressant de rappeler que cette loi sera mise au vote au parlement français...cet été, précisément lorsque vous aurez les pieds dans l'eau. Pour le reste, l'Europe, n'apparait dans les médias nationaux que lorsque un affreux bolkenstein escalavagiste ouvre les portes aux hordes de plombiers polonais. Rien à craindre de ce coté la donc, le gouvernement français ne sera pas dérangé par l'Europe.

La politique culturelle...malgré la France

On glose beaucoup, sur l' '"exception" et la "politique culturelle" Française, cette noble volonté de démocratiser la culture, afin de la rendre accessible au plus grand nombre, et que les moyens financiers ne soit plus un obstacle.

La règlementation du prix du livre, ou le dense réseau de médiatèques qui se développe vers la fin des années 70 sont des actes concrets. Quel passionné de culture ne les a pas hanté dès l'âge de déchiffrer ses premières BD....quel cinéphile, au cours des années VHS ne les a pas écumé à la recherche de la perle rare ?

Soit.
Et ils doivent être bien plus comblés encore avec l'internet, qui leur permet d'avoir accès virtuellement à tout, en particulier à qui est exclu du système mercantile, de la plus improbable comédie musicale russo-pakistanaise a l'essai perdu de Gregory Chumosky . Sans compter la possibilité d'échanger leur passion au sein de communautés en ligne.

Les fait sont la : l'accès à la culture, ( et même la consommation de produits culturels) n'a jamais été autant favorisée par internet. Personne n'aura d'ailleurs, dans les années 80 , osé rêvé d'un telle utopie : toute la culture pour tous libérée totalement des inégalités financières.

Vous ête au chômage, dans une banlieue ou un village perdu, sans un moyen de transport ?
Vous aurez toujours acces à la plus grande mediathèque, et bientôt, à la plus grand bibliothèque du monde, que vous soyez a Clichy ou a Plouec-du-marimizou.

L'argumentation des lobbies assimilant le telechargement au vol est fallacieuse. lorsqu'on vole, le propriétaire à un objet en moins. En téléchargeant, vous ajoutez un objet en plus.

Certes, le problème de la rétribution des créations reste posé, mais la dématérialisation des produits culturels et leur circulation n'est ni mauvaise, ni freinable: c'est un fait. Apres le CD, les DVD, les ipods, les supports eux même tendent a disparaitre. L'accès constant au robinet a média fait que l'on s'embarrasse toujours moins de la nécessite de copier.

Bref, il s'agit bien d'une immense mediathèque, la plus grande et la plus libre de toute.

Et ce n'est pas la politique culturelle française qui a réalisé ce miracle, c'est le libre jeu de millions de personnes autour de la planète, combiné à la libéralisation des réseaux de telecommunication.

Libéralisation !?

C'est bien de cela dont il s'agit. En 1987, vingt minutes de minitel coutaient davantage que le prix de votre forfait ADSL en 2008.

La privatisation de France telecom au milieu des années 90, et l'ouverture du marché des telecommunications, orchestré par l'Union Européenne, n'a pas conduit à l'apocalypse, comme il est coutume de le croire - en france- chaque fois qu'un tel scénario se produit.

Au contraire.
Les prix des télécommunications ont comme chacun sait, fondu comme neige au soleil, sous l'aiguillon de la concurrence, rendant possible tout ce qui s'est passé par la suite

Aujourd'hui, les rôles sont donc inversées. La france, dépassée par le vent de liberté numérique et poussée par les lobbies du produit culturel, n'est plus que le bras armé d'une politique réactionnaire, visant à préserver une situation (une rente) révolue, en rétablissant par le bâton la rareté des bien culturels. Bref, à priver les plus modestes de leur accès à la culture. Un monde ideal ou chacun fait la queue a la fnac avec sa carte bleue.

Dans son appétit de contrôle, la république pousse le délire d'omnipotence jusqu'à rétablir une forme de censure, le filtrage des URL.Rocard a coutume de dire que la france est le plus grand cimetière de lois non appliqués. Déjà, a l'aube d'internet, la CNIL obligeait tous les sites "perso" a se déclarer...mesure prenant rapidement des allures kafkaïenne devant l'impossibilité (et l'inutilité) de la tache, a été abandonnée.

La loi Hadopi se retrouvera probablement dans le caveau bien garni de lois sur les nouvelles technologies.

En attendant, contre le délire de grandeur frelaté, contre la manipulation des lobbies, contre les appétits de contrôle de la République Française: il reste un espoir : l'Europe.

Quand le parlement Européen nous protège...des parlements nationaux

Une surprise vous attend à la fin...qui mériterait bien de jeter quelques pavés ou écrans CRT à la figure de nos députés ( les CRS étant à la plage, pas fous...)

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