Newropeans : outsider dans ton coeur ?
Pour faire suite au tour d'horizon des partis politiques européens, il convient de parler de Newropeans, un petit parti, certes, mais le plus véritablement européen, et avec des propositions qui méritent de s'y attarder.
Certains en parlent, d'autres la font
Franck Biancheri, le leader de Newropeans, n'est pas né du dernier référendum: l'Europe, il en parlait, il la faisait en tant que président de AEGEE-EUROPE , premier réseau d'étudiant europeens...à une époque ou cela n'intéressait personne: dans les années 80 ( pas même les tenants de la théorie du complot qui prolifèrent aujourd'hui).
Si on en croit ses propos ( et il y a de bonnes raisons de le faire), il aurait été à l'origine de la naissance du programme Erasmus: tout se serait joué autour d'une interpellation du président de la république française ( François Mitterand), pour lui demander de débloquer le dossier pris dans les méandres de la bureaucratie et des négociations inter-gouvernementales.

ci contre, la fameuse rencontre avec F. Mitterrand
Newropeans se veut donc le premier parti d'une nouvelle génération d'européens, la génération "erasmus", la première à avoir "vécu" dans l'Europe comme naguère ont vivait dans l'espace national. Logiquement, Newropean est un parti qui n'existe qu'à l'échelle européenne ( et qui contrairement à ses homologues nationaux est pleinement européen). Son objectif est logiquement de parachever l'intégration de notre continent.
Ce sera ainsi avec les Verts l'un des rares mouvements à présenter des candidats dans tous les États membres de l’Union européenne aux élections de 2009 "avec le même nom, le même programme et le même objectif" ( en attendant que le Parti Socialiste Européen se réveille..)
N'allez pas croire pour autant que Newropeans est un parti "eurobeat" bien au contraire : ce qui caractérise cette nouvelle génération d'européens - la première - est leur sens critique, bien plus acéré que ceux des grands partis. ils joignent d'ailleurs le geste à la parole en refusant l'accès au parti à tout fonctionnaire européen, tant que ceux-ci bénéficieront de l'immunité ( ajoutons néanmoins que les hauts fonctionnaires français jouissent du même privilège...). Le parti avait d'ailleurs fait campagne pour un "oui mais" au traité constitutionnel.
Ce sens critique est assez compréhensible : la méthode d'intégration européenne résultant de négociations inter-étatiques touche à sa fin. Les difficultés de la constitution et du traité de Lisbonne le montrent sans ambigüités.
il est temps de passer d'une Europe "diplomatique" et "intergouvernementale", à une Europe démocratique. Pas besoin de traités ou de reformes pour cela : il suffit d'utiliser (enfin) le parlement européen , et d'y faire de la politique sans concessions et de la faire respecter par les états. On ne peut qu'approuver ce point de vue....
Quelques unes des propositions
Là ou la plupart des partis se content plus ou moins de ressasser des lieux communs ( exercice obligé de la démocratie d'opinion), Newropeans est un vrai laboratoire d'idées et de solutions innovantes, que l'on pourrait reconnaitre à un dénominateur commun, le même que celui des pères fondateurs : la volonté de forger une union politique européenne profonde, solide, fructueuse.
Cela exige d'imaginer des solutions complètement nouvelles.
il n'est bien sur pas question de procéder comme pour la France, pays " multi-ethnique" qui s'est construit par la force comme une nation homogène, en interdisant les langues régionales et en déracinant systématiquement ses cadres via les affectations autoritaires de la fonction publique ( ce que se pratique encore aujourd'hui...).
Mais le risque est grand d'assister à une fracture entre ceux qui feront partie des moins de 3 % d'Erasmus, maitrisant deux langues en plus de la leur...et les autres, enfermés dans un espace national, sans moyens d'accéder aux meilleurs emplois et de prendre part à la vie politique. La méthode Erasmus reste la bonne : permettre à tous de pouvoir vivre l'expérience européenne.
Newropeans imagine des sortes "d'erasmus professionnels", un programme cadre d'échange ou l'on pourrait durant sa vie professionnelle passer plusieurs mois dans un autre pays, que l'on soit professeur d'école ou de lycée (cela existe deja ), boulanger, pharmacien, technico-commercial ou mécano.
Cela implique des financements, une organisation, mais rien d'infranchissable.
Au final,cela permettrait de réaliser ce que dont tout le monde parle sans jamais se poser la question des moyens : faire en sorte que les europeens se (re)connaissent, maitrisent la langue de leurs voisins, s'enrichissent à leur contact. Encore une fois, l'exemple d'Erasmus (qui reste bien limité), devrait devenir une des priorités absolues de l'union.
La diversité ( toujours vantée, dans la pratique ignorée, surtout en matière linguistique), pourrait ainsi devenir un atout pour les européens, chez eux et au niveau international.
Au niveau institutionnel figurent entre autres des propositions visant à améliorer non seulement la démocratie européenne, mais aussi les démocraties nationales. Et cela n'a rien d'un paradoxe : actuellement, le système inter-gouvernemental permet de représenter les états, mais ceux-ci sont libres de rendre compte comme ils l'entendent à leur citoyens.
Dans certains pays présidentiels comme la France, cela équivaut à affaiblir encore la démocratie, concentrée dans les mains du quasi-monarque. Newropeans imagine donc des élections européennes permettant de choisir simultanément un représentant européen et un représentant national, ainsi qu'une chambre ad-hoc et une association plus étroite des parlementaires nationaux.
Tout cela n'est en définitive rien d'autre que la recherche de l'équilibre des pouvoirs (restant encore à trouver) que tout système "fédéral" connait entre représentant de l'entité et de ses parties....bien que le mot "fédéral" soit devenu un peu tabou à notre époque d'obscurantisme régressif.
D'une manière plus générale, à travers ses 16 propositions et son programme, l'ex réseau d'étudiants se propose de refonder les institutions de l'UE. L'exemple de la commission européenne est parlant: conçue comme indépendante, elle était pertinente à l'epoque de la CECA et de la CEE mais ne l'est plus aujourd'hui, car elle est devenue de facto un exécutif, mais un exécutif non responsable, ou en tout cas bien peu, devant le parlement européen qui est pourtant l'organe d'expression de la démocratie.
Dans tous les cas, Newropeans va encore au delà de la formule, idéalisée ou diabolisée, en étant à la fois pragmatique et volontariste.
Alors que les grands partis ressassent les même poncifs jusqu'à l'usure, et que les anti-européens, nationalistes et autres jacobins ressuscitent les cadavres idéologiques de la boue des tranchées, on oublie trop souvent que tout reste à inventer en Europe...
Cette seule perspective optimiste vaut la peine de lire les propositions élaborées par Newropeans, et d'y réfléchir à deux fois... que l'on soit citoyen ou décideur politique.

Références: [ http://www.newropeans.eu/| http://www.newropeans.eu/|fr]
http://www.newropeans-magazine.org/
Crédit photo : http://www.franck-biancheri.info
une video fondatrice de l'AEGEE au charme 80's ou apparait Franck Biancheri
Élections européennes : à vous de choisir !
Dernier assaut de Sarko au Parlement européen
30 % des électeurs mobilisés pour les Européennes
Dans l’îlot bruxellois, visite des institutions européennes
La campagne de pub pour les élections européennes fait polémique
Quand donc auront lieu les élections européennes ?


Commentaires
J'ai répondu sur mon site à ton commentaire. Il faut de tout pour faire un monde. Heureusement que tout le monde n'est pas du même avis.
Quant à un parti européen. Ce n'est pas l'urgence à mon goût !
Amicalement.
pour faire un monde oui !
Et pour faire l'Europe aussi
Pour les élections européennes, tous les partis sont (censés être) europeens. Certains le sont vraiment comme les verts qui sont fédérés au niveau européen.
Le modem est aussi un parti démocrate "européen".
Le Parti socialiste européen commence a devenir un vrai parti européen...
Je te conseille de jeter un œil a mes précédents articles
Je suis très déçu par les conclusions de cet article. L'auteur constate que seuls 3% des européens sont réellement associés à la construction européenne et ne propose rien pour sortir l'Europe de l'ornière.
Rien sur le fait que les seuls critères d'embauche dans les agences et institutions européennes est le niveau "english-fluent" au détriment des compétences réelles nécessitées par l'emploi.
De quel droit les emplois et les responsabilités de l'Union européenne seraient-ils réservées aux anglophones natifs et aux 3% de non anglophones ayant accepté de subir l'anglicisation de leur conscience ?
De quel droit impose t-on aux non anglophones de naissance l'obligation de subir l'apprentissage d'une langue qui leur est étrangère pour avoir droit de regard sur leur avenir ?
De quel droit les anglophones seraient-ils dispensés de passer par le long et fastidieux parcours que constitue l'apprentissage d'une langue étrangère ?
Les euro-béats sont-ils aveugles pour conduire ainsi l'Europe droit dans le mur ?
Ne comprennent-ils pas que cette politique qui exclue ainsi 97% de la population européenne continentale va droit dans le mur. On en est réduit à refuser le référendum aux peuples pour éviter leur refus de cette politique (seul les irlandais sur 27 pays ont ce droit !).
Où va t-on ?
Comment appelle t-on les régimes qui prétendent faire le bien des peuples contre leur gré ?
Comment finissent ces régimes ?
Est-ce cet avenir qui attend l'Europe ?
Quand comprendra t-on que la démocratie commence par le respect des peuples, de leurs langues, de leurs cultures et de leur particularités ?
.
Quant a moi je suis tres déçu par votre acuité visuelle...
ou avez vous lue ce "3 % des europeens" ???
Je suis 200 % d'accord sur la question de la langue [a laquelle newropean apporte d'ailleurs des réponses)
Par contre vous partez en "fly", en "live", ou si vous preferez en bon français en "sucette" sur la fin.
D'autant plus que je vois tres mal le rapport entre le rejet d'une europe "anglomaniaque"...et le vote des irlandais qui justement sont anglophones...
Vous me semblez ne pas avoir lu l'article et préférer des lieux communs sur les referendum et les "particularités".
Je ne comprend pas bien ou vous voulez en venir, mais si vous êtes en faveur d'une europe démocratique, et contre la régression nationaliste, je vous engage à vous intéresser au parti Newropean qui est l'objet de cet article.
Si vous voulez parlez d'autre chose, choisisez un autre article ou un autre endroit.
Bonjour,
"Mais le risque est grand d'assister à une fracture entre ceux qui feront partie des moins de 3 % d'Erasmus, maitrisant deux langues en plus de la leur...et les autres"
Tout à fait d'accord bien entendu.
Mais, cependant une chose me gène, rien que dans le titre de ce parti : "Newropeans". Pour beaucoup il ne va pas apparaitre comme européen, mais comme un cheval de Troie (de plus) de l'anglais dans l'Europe.
Ah ou ce 3 % la...sauf que "demokratus" a traduit "erasmus" ou "apprentissage de langue" par "anglais".
je ne sais pas si c'est par volonté délibérée de désinformation ou si pour lui tous les erasmus vont au royaume uni...
j'hésite.
C'est vrai que le nom du parti incite a cela...un "NEOROPEO" etait moins compréhensible cependant.
j'aurais une autre critique a faire sur le principe du 2-5-30 ( 2 langues de travail, l'anglais et le français, 5 langues de débat et toutes les autres obligatoirement utilisé pour toutes les traduction et le droit des citoyens)
Tout d'abord parceque il me semble un peu ilusoire de croire que le français, seul face a l'anglais va resister longtemps. je ne vois pas non plus la legimité de l'exclusion de l'allemand, premiere langue parlée en europe.
Nonobstant ces faiblesses, Newropean est le seul parti a parler du probleme et a proposer des solutions. le principe d'apprentissage d'une langue latine, d'une langue germanique et d'une langue slave, me semble aussi une bonne idée ( bien que je ne sais pas ce qu'en pensent les linguistes).
Pour ma part, je regrette aussi qu'on rejette a priori le principe d'une langue "artificielle" commune. Ou meme du latin simplifié.
Par contre, la ou les demokratus et autres crypto-jacobins se trompent c'est de penser uniquement "contre l'anglais / pour le français". La diversité est au coeur meme du projet europeen, et c'est vraiement dommage que dans la pratique personne, et en particulier aucun parti, ne s'attelle vraiement au probleme avec des solutions originales, MEME si ça doit couter beaucoup d'argent pour la traduction et la mobilité, MEME si ça doit signifier passer pour un doux dingue en promouvant l'idée d'une langue commune.
c'est cela qui devrait etre la PREMIERE preocuppation des institutions europeens et leur premiere mission. Et pour cela, il faut, comme avec l'euro et le reste, inventer des voies nouvelles.
Cher Maîtresinh,
J'avais essayé de poster une réponse sur E Todd, malheureusement, le message n'est pas paru, alors que j'avais oublié de sauvegardé... Cela s'ajoute au temps de chargement de votre blog, assez inhabituel. Est-ce normal?
Sinon, je ne sais pas si vous avez vu un article du monde, qui, si je me souviens bien, disait que le programme erasmus s'essouflait... Pour en avoir bénéficié et y être encore un peu en contact, je confirme qu'il est loin d'être parfait. Les parcours proposés n'ont pas toujours beaucoup de sens. Pour ma part, je suis allé en Allemagne. Si tout s'est très bien passé, heureusement tout de même que j'ai fait un gros travail de préparation en amont (mon cas étant un peu particulier, étudiant dans deux facultés à la fois). En droit allemand, j'ai pu bénéficié d'examens réservés aux erasmus, sans cela, je crains que j'aurais eu du mal à valider mes crédits...
Et puis, il faut arrêter de se voiler la face: le séjour erasmus est quand même largement un séjour touristique pour la grande majorité d'entre nous, moi y-compris. Et encore, moi, je suis parti en Allemagne, pays pas réputé pour sa tebdresse envers les étudiants étrangers (j'étais à l'université de Dresde, assaillie de demandes d'étudiants de pays de l'est, qui donc ne recherchait pas à faciliter la vie des erasmus). Je ne vous parle pas de mes camarades qui sont allés en Espagne et en Italie (et non, ce n'est pas cliché...). Le travail de coordination (et de crédibilisation) est sans doute encore long.
Pour en revenir sur votre proposition de sauter la barrière gouvernementale, vous connaissez ma position, qui, j'en suis sûr, est de très loin celle des Français et des Européens en général.
Surtout, l'idée d'un débat politique dépassant les clivages nationaux au sein du parlement européen n'est pour le moment qu'un rêve. Bien sûr, sur les grands programmes touchant tous les pays de façon identiques, des accords politiques sont possibles (et se réalisent sûrement). Mais à chaque fois que le moindre intérêt national apparaît, une seule chose compte: la nationalité des députés. Sur chaque grand programme, chaque pays recherche quel avantage il pourra en tirer.
En bref, ce que vous stigmatisez au niveau des gouvernemetns se retrouvera également au niveau d'un parlement!
Dernière remarque: à quand un article sur le parti EU Democrats?
Amicalement,
Tythan
Bonjour thytan, le plus moderé et courtois des euro-puisillanimes
JE ne vois pas bien ou vous voulez en venir avec erasmus, que justement je critique pour ces insuffisances, dans le but dans faire PLUS.
Pour ma part, je suis allé dans le sud de l'Espagne de ma propre initiative, ce qui fut très difficile a concrétiser, et j'ai surtout bénéficie d'une bourse régionale, le reste étant famélique.
Et oui: j'ai fait la nouba jusqu'a en etre malade. Ce qui n'enlève rien à ce que j'ai appris, et je suis d'ailleurs reparti m'y installer.
L'interet de l'erasmus réside surtout dans l'apprentissage linguistique et plus largement dans l'expérience humaine, qui devrait être accessible a tous.
Sur le reste :
pour ma part je pense que la majorité des europeens ont d'autres soucis que les institutions de l'UE, et ne font pas la différence entre le parlement et le conseil, le fédéral et l'intergouvernemental ( bien que le premier terme puisse les effrayer par son coté "futuriste", en ces temps de peurs)
Concernant votre conclusion, si ce que vous affirmez était vrai, il n'y aurait tout simplement pas d'intérêt européen à défendre .J'ajoute qu'il n'y aurait pas de parlement français non plus car chacun y défendrait les intérêts de sa région.
Vous essayer de me convaincre de ne pas nier les particularismes nationaux, mais vous ne réussirez pas en niant ou en réduisant l'intérêt général européen, dont les députés sont les garants.
Les 2 chambres sont complémentaires, et c'est en cela que réside l'intérêt du féderalisme.
Ce qui du coup répond a votre dernière question : je ne réalise des articles que sur les partis europeens qui le sont réellement dans leur organisation et leur objectifs ( ou essaient...), pas ceux qui représentent avant tout des conglomérats d'interets nationaux (supposés)...désolé.
Merci pour votre commentaire
"Pour ma part, je regrette aussi qu'on rejette a priori le principe d'une langue "artificielle" commune. Ou même du latin simplifié."
En ce qui concerne le latin cela pourrait séduire mais je vois deux difficultés, d'une part c'est une langue difficile, souvent utilisée d'ailleurs, malheureusement, pour la sélection sociale, et en plus ce n'est pas une langue neutre. Pensons aux Grecs ou aux Turcs. Il existe en effet un latin simplifié mais il a presque disparu, il resterait cependant toujours le problème politique.
En ce qui concerne les langues construites je vous suis plus. C'est pourquoi en 2009 la fédération Europe Démocratie Espéranto (EDE) compte se présenter aussi aux élections européennes. En 2004, la fédération s'était présentée en France et avait obtenu environ 25000 voix. En 2009, elle espère être présente en France et en Allemagne. Sinon petit à petit elle se développe dans de nombreux pays européens (voir le site)
EDE propose donc comme outil pour la communication dans l'union européenne l'espéranto. Au-delà il nous semble qu'une vraie menace pèse sur toutes les langues d'Europe, en dehors de l'anglais.
Par ailleurs l'apprentissage de trois langues pour beaucoup de gens c'est bien difficile. Mais c'est très bien qu'on donne la possibilité à des gens brillants d'apprendre trois et même plus de langues différentes.
ah ah , vous m'avez emmené sur votre terrain avec la methode socratique
habile.
Je suis d'accord avec vous, meme si pour moi le choix d'une langue artificielle en particulier n'est pas arreté ET que cela ne peut pas faire l'economie de la promotion du multilinguisme. j'arrive pour ma part a baraguiner deux langues en plus de la mienne et je n'ai rien d'exceptionnel ni intellectuellement ni socialement.
Sur la methode pour parvenir a vos fins, il serait beaucoup plus efficace de convaincre un parti que de vous presenter...meme si j'imagine que justement, aucun d'eux n'a voulu se mouiller....mais newropean est peut etre plus accessible...
avez vous eu des contacts avec eux ?
C'est moi qui vait passer pour l'américain de service, mais bon, je me fais suffisamment tapé dessus dans mon camp lorsque j'en parle pour l'affirmer ici:
Arrêter avec vos lubies d'esperanto, langue certes sans doute très facile à apprendre, mais que personne ne parle!! De plus, elle est en réalité très proche des langues latines: facile à parler pour nous, elle l'est moins pour les langues germaniques ou slaves, et donc contestée par ces derniers.
Pour imposer une langue artificielle, je crains qu'il ne faille une volonté politique mais aussi une adhésion populaire sans faille. L'exemple nous est donné par Israel: les immigrés, mais aussi les juifs parlant arabes, ont recréé de toute pièce une langue morte, l'hébreu. Mais la cohésion nationale était très forte, et l'Europe en est très très loin aujourd'hui.
La langue commune existe déjà: il s'agit de l'anglais. Je sais que la plupart d'entre nous ne parlent qu'un sabir plus ou moins proche de la langue shakespeare (ce qui n'empêche pas de mettre sur le cv Anglais courant -bien sûr, je suis de ceux-là!), mais c'est la véritable langue commune. Au delà de l'Europe même, l'anglais est devenu La langue internationale. C'est ainsi, c'est incontestable, on n'y peut rien, et c'est encore pour longtemps. D'ailleurs est-ce si catastrophique que cela? Je ne le pense pas, l'anglais étant de loin l'une des plus belles langues du monde, donnant accès à l'une des cultures des plus riches qui soit. Elle est également relativement facile à apprendre pour nous français, suite aux longues influences réciproques. Que demander de plus?
EU democrats est un véritable parti européen, qui défend une même vision de l'Europe: on fait des politiques ensemble lorsque c'est utile, lorsque ce n'est pas utile, les Etats demeurent souverains. Qui peut-être contre un tel programme? Au contraire des autres pseudos partis européens, EU Democrats affiche clairement la couleur et abrite des personnes véritablement animée par la même volonté. Bien sûr, seulement sur des sujets européens, et non nationaux, où ses différents membres recouvrent toute leur liberté.
Cordialement,
Tythan
Bonjour
Réponse à Maitresinh
Europe Démocratie Espéranto soutient le plurilinguisme qui justement nous semble actuellement menacé. Le multilinguisme est la politique officielle de l'UE, mais en vérité, l'UE ne fait pas grand chose, sinon soutenir (aujourd'hui) de fait l'anglais.
"il serait beaucoup plus efficace de convaincre un parti que de vous présenter"
Vous avez certainement raison. Il serait plus efficace si différents partis (petits et grands) présentaient l'espéranto. Comme cela n'est pas le cas, Europe Démocratie Espéranto se présente.
"même si j'imagine que justement, aucun d'eux n'a voulu se mouiller" c'est exact!
"mais newropean est peut être plus accessible...
avez vous eu des contacts avec eux ?"
Officiellement non, mais je sais qu'au moins un membre d'Europe Démocratie Espéranto (EDE) est membre de newropan et un autre membre d'EDE a assisté au lancement de la campagne à Bercy (Paris).
Réponse à Tythan
"Arrêter avec vos lubies d'espéranto, langue certes sans doute très facile à apprendre, mais que personne ne parle!! De plus, elle est en réalité très proche des langues latines: facile à parler pour nous, elle l'est moins pour les langues germaniques ou slaves, et donc contestée par ces derniers."
Justement cette dernière proposition est fausse. "Vi ne pravas" (Vous n'avez pas raison). Le verbe pravi, vous l'avez peut-être reconnu vient du russe et signifie "avoir raison"
Plus sérieusement, l'espéranto est bien représenté dans le monde slave : ex-Yougoslavie (le Croate Tito parlait l'espéranto), Ukraine, Russie, Bulgarie, Pologne etc. Le congrès de la deuxième association espérantophone (la SAT) a eu lieu en 2008 justement en Bulgarie et de nombreux congrès ont eu lieu en Bosnie en 2007.
Un exemple actuel que vous pouvez immédiatement vérifier. Le groupe de discussion sur Yahoo intitulé per-esperanto-politiko (qui signifie politique par l'espéranto) comprend 155 membres et notamment de nombreux slaves. Ce sont les plus actifs. Il y a des Russes, des Ukrainiens vivant en Russie, en Angleterre, aux Etats-Unis et au Canada. la discussion est animée car certains sont partisans des néoconservateurs (Bush-Blair), d'autres soutiennent Poutine, certains de gauche ou d'extrême gauche et d'autres bien entendus assez, voir très à droite. Par ailleurs pour corser le tout, interviennent des Brésiliens, un Irakien...
Votre comparaison avec l'hébreu est intéressante. L'espéranto et l'hébreu contemporain sont nés à la même époque, et justement à cette époque on n'aurait pas donné cher de... l'hébreu! alors que l'espéranto partait très bien. Deux guerres mondiales plus tard, Hitler et Staline plus tard, l'hébreu est devenue une langue nationale, l'espéranto n'est pas devenue la langue internationale qu'elle aurait pu être au 20ème siècle.
Mais l'Europe n'est pas un Etat-nation comme les autres. c'est une construction originale, peut-être la première confédération de l'histoire, au moins à cette échelle. L'espéranto est une solution à la fois de simplicité, de rationalité qui est équitable et populaire. Et pourquoi pas un signe d'identité par rapport aux Etats-Unis.
La langue de l'Europe n'est pas l'anglais, comme il ne serait être le français, l'allemand ou le polonais. Ces langues, belles, riches, véhiculant une immense culture méritent d'être apprises et d'autres encore. Le multilinguisme est formidable, l'espéranto peut y aider grandement.
Amicalement à tous les deux.
oui je suis d'accord avec vous. D'ailleurs je pensais a l'exemple de l'hebreu : tout est dans la volonté politique. Et l'europe c'est cela ( ou ce dont elle manque).
C'est aussi pour cela que je pensais au latin simplifié : le latin etait jusqu'a tres récemment la langue de communication des intellectuels. Tout le monde la maitrisait.
Donc je ne vois pas pourquoi ecarter l'idée d'une langue commune a priori.
Pour le reste,si Newropean passe par ici, il ne serait pas inintéressant d'avoir son avis sur la question...ou les debats s'il y en a eu.
Maitre Singh,
bravo pour votre article,
en attendant l'article sur Europe Démocratie Espéranto !
... si vous respectez votre engagement de réaliser des articles
" sur les partis europeens qui le sont réellement dans leur organisation et leur objectifs ( ou essaient...)",
Europe Démocratie Espéranto étant le premier d'entre eux, ayant participé aux élections européennes de 2004, alors que Newropeans en était encore au stade d'en parler.
Actuellement Europe Démocratie Espéranto compte des membres dans plusieurs pays de l'UE (France, Allemagne, Pologne, Belgique, Italie, Pays-Bas, Hongrie etc) et a de sérieuses chances de participer aux élections européennes de 2009 dans les deux premiers.
Newropeans, on en a assez parlé maintenant, non ?
Donnons leur chance aux nouveaux !
Erratum : je voulais bien sûr dire " Maitresinh "
Bonjour,
je souhaite user de la liberté d'expression que procure Internet pour répondre ici à l'article "Newropeans: outsider dans ton coeur?" paru sur le blog Europatriotism le 6 décembre 2008. Tout d'abord je salue avec respect l'engagement des Newropeans, qui, ayant tant reçu de l'Europe et de son programme ERASMUS, acceptent maintenant de rendre la pareille pour améliorer le quotidien de nos concitoyens européens.
Je suis d'ailleurs très heureux qu'ils placent le débat sur le multilinguisme au coeur de cette campagne européenne, car vraiment cette échéance est le moment idéal pour parler de nos relations avec nos voisins, et surtout des modes de communication que nous envisageons avec eux. Si, en juillet 2009 les français ne se souviennent que d'un seul mot de cette campagne, j'espère que ce sera la suivant: langueS. Et, je trouve tout-à-fait pertinent le parallèle évoqué dans l'article avec l'histoire des langues en France et l'état déplorable de nos langues régionales qui en résulte, même si dans le cas de l'Europe ce sont plus des mécanismes économiques que la volonté d'un état centralisateur qui nous mènent au désastre. Oui, les langues européennes sont en danger.
Mais là où je prends mes distances avec Newropeans, c'est que je n'hésite pas à attaquer le tabou de l'anglais, dont l'expension en Europe et dans le monde est un danger pour toutes les langues. En effet dans les propositions de Newropeans je ne vois rien qui s'oppose à la dynamique des langues, telle qu'elle est exposée dans le rapport de François Grin sur l'enseignement des langues comme politique publique. Je ne vois rien chez les Newropeans qui s'oppose à l'invasion du tout-anglais dans nos entreprises, à la radio, à la télé, à l'école, bientôt au téléphone etc...
Pour tenter de comprendre ce que je veux dire par dynamique des langues prenons l'exemple d'ERASMUS MUNDUS et d'autres programmes d'échanges d'étudiants européens. Sur le papier, rien à dire. Mais dès que l'on se rapproche de la réalité du terrain voilà que l'on s'apperçoit que ces programmes d'échange apparemment inofensifs sont de redoutables machines à angliciser le monde universitaire. Je m'explique. Les universités reçoivent d'autant plus de subventions qu'elles accueillent d'étudiants étrangers. Oui, mais une université, c'est pour instruire une élite. Il est donc nécessaire que tous les étudiants, même les étrangers, soient en mesure de suivre les enseignements dans une langue qu'ils comprennent. La langue du pays étant trop difficile à apprendre en si peu de temps, les cours auront lieu dans la langue étrangère la plus enseignée en Europe, à savoir l'anglais. Si bien que l'internationalisation des cursus amène de facto leur anglicisation, si je peux m'exprimer ainsi. Et que propose Newropeans face à cela? Rien. Ou si peu, car ils argumentent qu'ils sont favorables à l'enseignement des langues des voisins. Mais qu'est-ce que cela change si l'anglais est de toute façon enseigné? En effet les parents d'élèves réclament l'anglais pour leurs enfants car la dynamique des langues est aussi à l'oeuvre dans les entreprises. Avant de revenir sur ce point, je souhaiterais insister sur le fait que, jusqu'à preuve du contraire, les Newropeans qui se posent en champions du multilinguisme, ne sont en fait, avec leurs solutions qui n'en sont pas, que d'habiles serviteurs du tout-à-l'anglais.
Que faire? Dans ce contexte difficile en France je pense qu'il faut oser affirmer que, à partir du moment où la devise de l'Europe est "Unité dans la diversité", la défense du français est un acte de citoyenneté européenne. Car si les peuples ne se battent pas pour préserver leur diversité, personne ne le fera à leur place. Et certainement pas la Commission Européenne.
La Commission Européenne est trop occupée à gérer le marché commun, et n'a que faire de la discrimination au travail sur des critères linguistiques. Heureusement, la résistance s'organise. Il y a quelques années les salariés de GEMS ont attaqué la direction pour non respect de la loi Toubon, qui garantit à tout travailleur français travaillant en France le droit de disposer de documents de travail en français. La direction s'est vue contrainte de payer au prix fort les traductions. Cette année, deux affaires similaires ont lancées dans deux grands groupes "français". Jamais deux sans trois, et je me rends compte que j'en ai plus que marre de recevoir mes documents de travail en anglais, écrits par des français en France!
Et qu'on ne vienne pas me dire pas que c'est inévitable, que c'est une nécessité de l'économie moderne ou un atout pour la compétitivité européenne. C'est le contraire qui est vrai, comme le prouvera Reinhart Selten, prix Nobel d'économie en 1994 pour ses travaux sur la théorie des jeux appliquée à l'économie, et candidat en juin 2009 sur la liste Europa-Demokratie-Esperanto en Allemagne. Et qu'on ne me dise pas qu'il n'existe aucune solution viable à ce problème, alors que le rapport Grin que j'ai cité précédemment propose une solution simple au défi des langues. Cette solution, que je ne présenterai pas ici, est à la fois économique, efficace et offensante pour aucun patriotisme. Elle permet en outre aux systèmes éducatifs d'économiser 15 milliards d'euro pas an en Europe, ce qui laisse des sous pour développer les langues régionales et la recherche européenne!
Mais revenons à nos Newropeans et à leurs propositions. Que disent-ils sur la démocratie? Par exemple prenons leur proposition numéro 7: faire élire le parlement européen à moitié sur des listes nationales, à moitié sur des listes trans-européennes, chaque votant mettant donc deux bulletins dans l'urne. Eh bien je le dis clairement, c'est de la merde. Oui, de la merde. Je sais que cela peut paraître choquant pour celles et ceux à qui cette mesure aura paru sympathique, mais je n'aime pas que l'on prenne la démocratie à la légère en jettant de la poudre aux yeux de nos concitoyens. Observons cette proposition de plus près. Voter deux fois, à priori, c'est deux fois plus de liberté d'expression donc deux fois plus de choix. Mais pourquoi 50/50? Si je veux voter à 70% sur des problématiques nationales et à 30% sur des questions européennes, je peux le faire avec le système actuel, mais pas avec celui des Newropeans. Ou alors au prix de complications incceptables qui videront le résultat de sa signification. Si au contraire, je souhaite voter à 100% sur des enjeux purement européens je peux toujours le faire avec le système actuel - et si je ne le peux pas je peux toujours monter une liste -, mais pas avec le système de Newropeans; ou alors cela signifie que je vote blanc pour la moitié nationale, ce qui donne à ma voix deux fois moins d'effet dans l'urne que celles d'autres votants. C'est contraire au principe démocratique selon lequel dans l'urne chaque voix a le même poids. Je passe sur le renforcement de l'influence des médias et de ceux qui les manipulent sur le scrutin rêvé par Newropeans car ce texte va bientôt toucher à sa fin.
Mais en parlant de médias, soyons sûrs qu'ils seront complaisants à l'égard de Newropeans et de son discours biaisé selon lequel on sauvera le multilinguisme simplement en enseignant plus de langues ou que l'on rendra l'Europe plus démocratique en faisant voter deux fois plus aux élections européennes. C'eût été crédible s'il avait été question de référundum d'initiative populaire ou de vote Condorcet, mais là force est de constater que sur des questions aussi centrales les positions des Newropeans ne sont pas si éloignées de celle de la Commission.
Pour conclure et en toute transparence j'invite évidemment les lecteurs à s'intéresser au discours d'EUROPE DEMOCRATIE ESPERANTO durant cette campagne voire même à voter pour eux. Quant-aux Newropeans, à voir leurs fausses solutions dans le domaine du multilinguisme et de la démocratie on peut se demander s'ils ont vraiment discuté avant de partir en campagne. Ou peut-être l'ont-ils fait, mais ils ont eu alors un problème de langueS.
Bertrand Hugon
Ingénieur
Bonjour bertrand
un long post, "polemique" comme on dit a la télé, mais solidement argumenté ( dans la mesure de ce qu'on peut faire dans un commentaire).
Merci.
Je dois bien reconnaitre que je partage votre inquietude sur les langues et la contradiction avec "unis dans la diversité".
C'est amusant parceque finalement l'Europe est un projet qui s'oppose (ou se preserve) du flux de la mondialisation, du point de vue économique et culturel.
Il me semble donc important de faire pression sur les partis et décideurs pour de vrais politiques linguistiques, imaginatives et dotés de tres importants moyens.
Au plan historique, vous avez raison. D'ici 50 ans, on risque d'avoir un appauvrissement linguistique généralisé avec un mauvais anglais comme langue commune, et des gens exclus car ne sachant pas bien le manier.
Sans UE, le phénomène serait encore plus foudroyant, car nous n'aurions aucune alternative (geo)politique: c'est la que je ne vous suit plus.
La loi toubon a elle seule ne peut pas empêcher cette tendance: ce n'est qu'une mesure de repli "négative". plus généralement, si nous défendons NOTRE langues ( o nos langues) maternelles, il faut aussi clairement défendre celle des autres.
Si les parents n'étaient plus obsedés par l'anglais, mais avaient un ideal (europeen) de diversité pour les conduire vers l'allemand, le polonais en premiere langue, ça serait deja une revolution...et l'Ue peut la jouer un role :l'apprentissage devrait être accompagné de mesure de mobilité tres tot et dans tous les sens.
C'est la que a mon avis Newropean a raison.
il existe bien d'autres mesures potentielles, comme une chaine de telé européenne pour l'apprentissage des langues, la modification des systèmes de quotas d'œuvres "européennes" a la télé ( qui en pratiquent restent presque exclusivement nationales) ET le developpement du sous-titrage, etc..
Vos reserves au language coloré ( carton jaune-caca ?) sur la double representativité n'est pas denué de bon sens: j'y ai pensé moi aussi, mais je pense que ces idées sont emmenées a evoluer.
Par contre, je crois que vous vous trompez en disant que les medias vont leur faire la part belle. Les medias sont obsedés par les petites joutes nationales et n'ont pas de vision europeenne en dehors des partis nationaux existants.
Nous verrons bien de toute façon...
Concernant les langues: nous avons commencé, avec quelques collègues, une expérience appelée "Laboratoire Démocratique" avec un site web multilingue, c.à.d. lisibles en TOUTES les langues euorpéennes. Oh, bien-sûr, tous les textes n'existent pas encore et dans ce cas le site retombe sur une langue par défaut (pour laquelle tous les textes doivent exister !) et cette langue est aujourd'hui le français. Cela pourrait être le hongrois sans difficulté pour peu de disposer de tous les textes en hongrois.
Notre proposition principale est le tirage au sort de quelques centaines de citoyens européens pour former, avec autant de députés européens sélectionnés dans le Parlement Européen, une assemblée constituante censée re-étudier tous les traités antérieurs et y apporter des améliorations/compléments/corrections, sous la forme d'un nouveau traité/constitution.
Le fait de tirer au sort cette assemblée préservera automatiquement les langues européennes même minoritaires puisque parmi les tirés-au-sort il y en aura plein qui ne parleront QUE leur langue natale. Donc, les textes et arguments de cette assemblée devront être traduits dans TOUTES les langues pour que TOUS puissent suivre les travaux de cette assemblée. Traduire tous les textes et arguments est bien-sûr un surcroît de travail, mais la préservation de TOUTES les langues est à ce prix.
Ainsi, une assemblée constituante tirée au sort apporte une solution non-seulement au biais de "représentativité" (*) induit par des élections, mais aussi à l'anglicisation de-fait des instances européennes.
Cette assemblée constituante est le fameux Plan C (après le Plan A=TCE et Plan B=traité de Lisbonne) pour démocratiser les institutions européennes, et nous appelons à former un front du Plan C pour le défendre. Toutes liste demandant le rejet définitif du traité de Lisbonne et la réunion d'une assemblée de citoyens européens tirés au sort est appelé à rejoindre ce front du Plan C.
(*) ce biais est que seuls ceux qui ont le soutien des médias majeurs peuvent être élus, et seuls ceux qui se plient à la propagande des médias seront soutenus par les médias. En particulier, toute personne questionnant les rapports entre médias et politiques seront massacrés par les médias majeurs. Mais aussi, tous les abstentionnistes (environ 50% de la population, quels que soient leurs raisons) ne sont JAMAIS représentés lors d'élections, par construction.
Bonjoru zolko.
J'ai visité votre site : que vous ayez un site multilingue est un minimum pour une demarche europeenne ( comme cafebabel par exemple).
En d'autres termes, vous utilisez ce pretexte pour spammer, et ça c'est pas joli-joli
Le plus simple aurait été d'effacer votre commentaire, mais j'ai choisi une vengeance pire encore : la suppression des liens, ce qui est l'objet de votre spam...
ahahahah (rire diabolique).
Rappel general : les commentaires doivent etre faits en rapport direct avec l'article. Ceci n'est pas un forum.
Un site multilingue et une proposition qui répond au risque de l'anglicisation des instances européennes dans le cadre des élections de juin européennes de 2009 est du SPAM sur un article sur les Newropeans qui se présentent aux élections 2009... ben voyons.
Pas encore 20 commentaires et déjà la grosse tête ? Ou c'est notre opposition au TCE ainsi qu'une solution de rechange qui vous embête ?
je n'ai jamais censuré aucun commentaire, et d'ailleurs les adaptes de la theorie du complot ,neo-jacobins et autres excités abondent comme vous le constaterez sur certains articles.
Meme pas lorsqu'ils sont hors sujets, voire manquent carrément grossier ( c'est rare, mais ça arrive).
Mais il y a une limite, les commentaires ne doivent pas se transformer en tribune de "promo"
To impose an artificial language, I'm afraid the political but also an unwavering popular support. The example is given by Israel: immigrants, but also Jews spoke Arabic, were recreated from scratch a dead language, Hebrew. But national unity was very strong, and Europe is very far today.
The common language already exists: it is English. I know that most of us speak a pidgin more or less close to Shakespeare's language (which does not put on the CV-Fluent English course, I'm one of them!) but the true common language. Beyond Europe itself, English has become the international language. Thus, it is undeniable, nothing can be done, and it's still for long. Besides, is it so bad is that? I think not, English is by far one of the most beautiful languages in the world, giving access to one of the richest cultures possible. It is also relatively easy for us to learn French, after the long mutual influences. What more?